Ce roman est le cinquième volume des Rougon-Macquart. Il est la continuité parfaite du précédent en ce sens qu'il se situe toujours dans le monde clérical. Dans celui-ci Zola va beaucoup plus loin et ne cache pas ses idées pro-calviniste bien qu'il ne le reconnaisse qu'implicitement et à plusieurs reprises il s'était prononcé contre le célibat des prêtres. En 1874 Emile Zola avait commenté " la tentation de Saint-Antoine", commentaire adressé au Sémaphore de Marseille, qui avait censuré toute la partie religieuse de la critique. Il s'en était confié à Flaubert dans une lette qu'il lui adressait le 9 Avril 1874. Frustré de cette découpe c'est donc dans " La faute de l'abbé Mouret" que l'écrivain avait abordé l'histoire d'une tentation : celle d'un homme de religion. Ce cinquième roman se démarque de l'ensemble de l'oeuvre en ce sens où il est plus instinctif, qu'un pur produit du naturalisme*genre littéraire opposé au romantisme. Il est toutefois parfaitement intégré puisque l'on y retrouve toujours cette opposition latente en toute chose. Serge Mouret élevé dans la foi, qui a des principes et des interdits, et Albine qui est athée. Là où la prouesse de l'auteur est exceptionnelle c'est que la présentation d'Alvine, ses motivations et son comportement ne font pas d'elle une impie mais une femme au sens originel du terme, illustrant l'amour simple et non-raisonné, indemne du pêché. Dans l'ouvrage précédent Zola dépeint le prêtre avide de pouvoir et de reconnaissance; dans celui-ci l'homme d'église tombe amoureux et découvre les tourments du désir charnel. On voit dans ce volume poindre la notion qui oppose le christianisme au catholicisme. Chacun mêlant dans son pot, à sa sauce, les ingrédients qui lui conviennent au moment où çà lui convient ( tels les bourgeois pseudo-puritains qui se dévergondent dans les cabarets par exemple mais tiennent à faire bonne contenance en perpétuant les traditions ). Ce livre met en lumière l'hypocrisie d'une société prétendument pure et respectueuse des conventions sociales en dénonçant l'amour entre un prêtre ayant fait voeu de chasteté et d'une femme( forcément mauvaise) qui signe sa perte spirituelle. Ils sont rabaissés au rang animal dans une relation bestiale. Fait rare dans cette grande saga, une fin dramatique peu commune. A mon sens cet ouvrage est un pur chef-d'oeuvre à tous les niveaux, le meilleur des vingt volumes que compte "les Rougon-Macquart", malgré de lourdes critiques lors de sa sortie.
Serge Mouret, prêtre dans un petit village, vit avec sa soeur Désirée et sa servante la teuse. Il pratique sa foi avec force et conviction. Alors qu'il est en compagnie du Docteur Pascal, Albine apparait brièvement puis disparait parmi les fleurs. Cette vision furtive fera battre son coeur de plus en plus jusqu'à lui donner la fièvre. L'amour vient de s'emparer de lui. Amour réciproque que la morale réprouve. Le combat intérieur d'un homme d'église qui en oubliera tout pour l'amour d'elle. Elle qui mourra pour l'amour de lui... Le tout avec le style et la richesse d'expression propre à Zola.
* Le naturalisme est l'art de parler d'évènements proches, vérifiables et réalistes. Le romancier prépare un plan et passe de longs moments à préparer la mise en forme de son ouvrage. De nombreuses notes sont prises. Peu de place à l'imagination puisque lorsque le plan est terminé le livre est quasiment écrit. Par opposition au romantisme où l'écrivain travaille à l'instinct et monte sa trame au fur et à mesure qu'avancent ses écrits. Bien souvent il ne sait pas à l'avance ce que çà donnera ( Georges Sand écrivait ainsi). Le naturalisme n'enlevant rien au talent de l'auteur s'il en a et ne lui en rajoutant pas s'il n'en a pas..
Avec ce second ouvrage Zola met le doigt de façon plus incisive sur les relations Rougon et Macquart et sur les influences croisées, de même que sur la prépondérance de la transmission des caractéristiques de l'aïeule Adélaïde. Ainsi, Aristide le fils de Pierre Rougon développe t-il les vices de Macquart, le bandit, l'homme des chemins sans foi ni loi. Aristide veuf de sa première femme qui lui a donné deux enfants : Clotilde et Maxime décide de monter à Paris. Sa soeur Sidonie lui permettra de rencontrer Renée Béraud du Chatel, riche jeune-fille qui lui apporte argent et terrains. Terrains qui lui offriront l'opportunité de se lancer dans les spéculations immobilières, relancée par les travaux d'Haussmann. Il compte acheter à faible coût des terrains qu'il revendra à la ville de Paris, ayant eu vent des gigantesques projets encore sur plans. Il échangera alors son nom de Rougon contre celui de Saccard pour prouver qu'il a l'intention de mettre à sac le marché et se remplir ainsi les poches. Il réussira mais à cause de son train de vie et ses dépenses énormes et inconsidérées il n'obtiendra pas le résultat escompté à la fin...
Renée s'ennuie à mourir et n'a pour tout intérêt que sa serre. Maxime rejoint son père à Paris et Renée tombe amoureuse de lui. Bien qu'elle ait plusieurs amants elle continue de s'ennuyer tant si et bien qu'en devenant la maitresse de Maxime elle commettra l'inceste. Dans le même temps Aristide connait ses premiers déboires financiers et il songe alors à escroquer sa femme pour se refaire. C'est lors d'une fête qu'il découvrira l'infidélité de sa femme et l'infâmie de son fils. Maxime qui s'est fiancé entre temps quitte Renée. La famille éclate et la débâcle financière se confirme. Renée mourra peu de temps après le mariage de Maxime.
La curée comme son nom l'indique est l'épreuve de force. La montée en puissance par tous les moyens même les plus vils et les plus bas. On y trouve aussi un fond de morale latente en voyant Saccard se débattre dans les soucis financiers. Finances qui ne lui appartiennent pas et qu'il dilapidera dans des spéculations hasardeuses et un train de vie trop élevé. La curée c'est aussi la douleur de Renée, son ennui perpétuel. L'impression de fragilité et de faiblesse qu'on sent en elle sauf face à Maxime où c'est elle qui dirige. S'ensuit sa lente descente dans l'univers de la dépravation multipliant les aventures adultère pour clore sur l'inceste, infâmie suprême. Avec cet ouvrage nous entrons dans le monde de la sauvagerie pour la course au pouvoir. On y décèle la précarité de l'illusion du matérialisme . L'être et le paraître s'entrechoquent et à la fin de l'ouvrage le constat s'impose. Cette faune est vide et creuse et leur vie construite sur du vent s'effondre à la moindre erreur.
Un style riche et limpide, cet opus se lit facilement. Les décors somptueux décrits par Zola enchantent et c'est là tout son art que cette capacité à décrire la noirceur des hommes tout en donnant un plaisir immense à lire...
NB : on me demande pourquoi je mets en illustration la version livre de poche. Je suis tentée de répondre : et pourquoi pas ? en effet le support d'une oeuvre m'importe peu et le livre de poche présente un intérêt majeur : il est transportable facilement, on le fourre dans son sac, il est peu cher, facilement remplaçable.. etc.. Je reste accroc aux oeuvres contenues dans les ouvrages. A quoi donc servirait une collection reliée cuir si l'on ne lit pas ? Et quand on aime lire les livres on les maltraite bien involontairement rien qu'à les manipuler. Dans tous les cas plusieurs versions existent dans diverses maisons d'édition, chacun peut choisir à son gré. Un conseil toutefois : prenez toujours en version intégrale originale.
Premier ouvrage de cette saga familiale, Zola le nommait le roman des "origines" dans sa préface du 1er Juillet 1871. Il va servir d'introduction à cette longue série des aventures d'une famille. Planter le décor en quelque sorte. Il va présenter quelques membres de la famille dont il va conter l'histoire, permettre de bien situer les Rougon et les Macquart. Et faire un parallèle entre la société existante et les évènements qu'il va décrire. Il mettra son habileté littéraire au service de son oeuvre en mêlant intimement les moments de bonheur pur à ceux de détresse profonde. Il maniera avec délice l'ironie, la moquerie et l'humour pour rebondir sur de gigantesques pamphlets sociaux ( les pamphlétaires ont toujours eu ma préférence çà ne se dément pas avec cet auteur...) où il dénoncera le régime en le présentant sous ses plus mauvais angles... Une comédie dramatique et drôle à la fois, attendrissante parfois, qui offre la possibilité de réfléchir à des sujets graves et importants et qui, dans tous les cas ne laisse pas indifférent pour peu qu'on s'y intéresse...
A l'origine de cette fresque familiale : Adélaïde Fouque mariée et qui aura un enfant légitime avec Rougon. Viendront ensuite deux enfants illégitimes fruits de ses amours avec son amant Macquart. Adélaïde dite tante Dide mène une vie corrompue, se défiant des usages et de la morale. Son amour pour Macquart sera inconditionnel à tel point qu'après son décès elle se repliera sur elle même vivant dans la chasteté la plus complète laissant libre cours à sa folie. Sa névrose de plus en plus visible. De cette "origine" découleront trois lignées marquées par la tare qu'elle leur transmettra sous différentes manifestations. Sa névrose sera sublimée par une soif de pouvoir qui atteindra tous les membres issus de la lignée " légitime", un appétit sans frein de réussite et de jouissance. La lignée des bâtards verra deux orientations différentes dans l'expression de la tare de l'aieule : l'une se tournera vers l'alcoolisme, la violence menant des vies insipides, l'autre mettra l'accent sur l'hystérie dont Adélaïde était atteinte, en faisant d'eux des rêveurs utopiques, inconscients des réalités et laissant libre cours à leur folie à l'intérieur de leur monde d'irréalisme.
La fortune des Rougon nous conte l'ascension d'une famille avide de pouvoir et qui emploiera tous les moyens pour parvenir à ses fins. L'action se situe à Plassans et un parallèle politique est fait dans l'ouvrage puisque le coup d'état des Rougon se produira dans la foulée de celui bien réel du 2 Décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte. La révolte se construit, à laquelle prendront part Miette et Silvère deux amoureux aux coeurs purs qui trouveront la mort, elle pendant la rebellion et lui sur son tombeau où il est venu la retrouver. Leur amour incarnera le contraitre absolu de celui de tante Dide qui affichait sa relation illégitime alors qu'elle s'adonnait à la luxure et à la débauche et qu' eux se cachent alors qu'ils sont purs. La fortune des Rougon plantera le décor en présentant les protagonistes et leur descendance, au fil des ouvrages, viendra agrandir le tableau. Ouvrage majeur de l'oeuvre tout entière dont il est la clé de voûte, il nous mènera sur les chemins intimes de l'auteur qui se servira de sa propre vie pour dépeindre quelques personnages ou quelques faits... Plassans sera le reflet de ce qui se passe ailleurs, géographiquement ( Paris ) ou émotionnellement ( propre vie de Zola lui même ) Plus qu'un ouvrage à part entière c'est une sorte de grande préface à ce qui va suivre...
Comme suite logique l'arbre généalogique, pour s'y retrouver, à consulter de temps en temps...
Adélaïde Fouque
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Pierre Rougon, Antoine Macquart, Ursule Macquart.
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Eugène, Pascal, Aristide, Sidonie et Marthe Rougon - François, Héléne et Silvère Mouret - Lisa, Gervaise et Jean Macquart.
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Maxime et Clotilde Rougon - Octave, Serge et Désiré Mouret- Jeanne Grandjean - Pauline Quenu - Claude et Etienne Lantier- Anna Coupeau
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Charles Rougon dit Saccard.
A la fin de l'année 1867 Emile Zola projette d'écrire une grande oeuvre familiale , largement inspiré par "la comédie humaine" de Balzac dont il termine la lecture. Très marqué par ses lectures il vient de terminer Thérèse Raquin, roman appuyé sur la théorie des quatre tempéraments présentée par Emile Deschanel dans "psychologie des écrivains et des artistes ou Essai de critique naturelle" paru chez Hachette en 1864, là où Zola travaille en qualité de chef de la publicité. Zola tente alors de faire des "écrits scientifiques" en appliquant au roman les bases analytiques proches de la chirurgie et de la logique mathématique. Il met en place cette analyse de la société dans laquelle il vit tant sur le plan humain que politique ou même géographique.. une bonne partie de sa propre histoire et de son expérience transparaitrons dans les ouvrages de cette fresque humaine : les Rougon-Macquart. Emile Zola est très organisé et la série de roman qu'il prépare fait l'objet d'une étude attentive et d'un "plan" qu'il suivra s'écartant très peu avant la parution, et supprimant très peu de passages qui ne seront jamais publiés... Nombre de notes sont conservées à la bibliothèque nationale. Pour la préparation de cette oeuvre, on y trouve, sans qu'il soit possible de déterminer dans quel ordre l'auteur les as utilisées : Une liste de livres dans ses réflexions liminaires, il a pris beaucoup de notes en particulier de Charles Letourneau ( physiologie des passions ) et surtout du Dr Lucas, auteur qui va avoir une importance prépondérante pour la génèse des Rougon-Macquart. Il commence par établir une liste de 10 romans, commençant par " roman initial, province" et c'est avec sa feuille de papier et sa plume qu'il réfléchit et monte son oeuvre, façon de travailler qui va devenir habituelle chez lui... Sur une autre note on trouve : " les différences entre Balzac et moi" puis des "notes générales sur la marche de l'oeuvre", "notes générales sur la nature de l'oeuvre". Là où la différence entre Zola et ses auteurs fétiches :Stendhal, les frères Goncourt, Balzac, Flaubert,... se fera la plus éclatante est que dans les Rougon-Macquart il n'écrira l'histoire que d'une seule famille. La théorie qu'a soutenu Zola et qui, personnellement, m'a le plus amusée est l'idée selon laquelle une femme serait toujours marquée par son premier amour à tel point que les enfants qu'elle aurait par la suite avec un autre homme présenteraient forcément les traits de caractère de l'amour perdu, tout autant moraux que physiques ( Nana dans l'assomoir ressemble à Lantier ( la bête humaine) le premier amant de sa mère). Le style très riche d'émile Zola, avec force détails et descriptions sous forme d'énumération, contenant des phrases très longues en font un auteur difficile à lire, non pas sur le plan littéraire où cette richesse est un atout mais sur le plan psychologique, car il est un auteur à lire à tête reposée, en ayant conscience de chaque détours du livre. Chaque lecture nous apporte un plus culturel, tant sur le plan géographique, qu'historique. Lire Zola c'est se fondre dans le XIX ème siècle, c'est assister à l'arrivée de l'electricité, c'est aller laver son linge au lavoir, c'est descendre dans les mines ou batifoler dans le salon de nana, c'est visiter les grands magasins parisiens ou souffrir en même temps que la famille de coupeau... C'est prendre conscience de la différence de rémunération entre la capitale et la province. C'est comprendre le fossé des classes sociales mais aussi les efforts de charité des "nantis" et de la grogne salariale. Cette oeuvre est la mémoire du régime issu de Louis Napoléon Bonaparte.. Son oeuvre mise en place avec tant de soins que rien n'est laissé au hasard. On n'y trouve aucun anachronisme, ce qui est très rare chez les grands auteurs. Même chez ceux qui situent les faits à leur époque.. Je vais tenter de vous présenter chaque ouvrage dans l'ordre chronologique. La fresque se compose de : La fortune des Rougon - La curée - Le ventre de Paris - La conquête de Plassans - La faute de l'abbé Mouret - Son excellence Eugène Rougon - L'Assomoir - Une page d'amour - Nana - Pot-bouille - Au bonheur des dames - La joie de vivre - Germinal - L'Oeuvre - La terre - Le rêve - La bête humaine - L'Argent - La débâcle - Le docteur Pascal
Mon souhait serait de vous donner envie de lire cette fresque humaine qui contient 20 romans, en tentant d'y attirer les plus jeunes. J'ai bien sûr une raison à cela, la voici : Alors que je suis en 6ème, déjà très attirée par les lettres, avec des notes Français frisant l'indécence, entrée au collège... Tout est nouveau, les méthodes de travail diffèrent et... plusieurs personnes doivent s'occuper des jeunes : les professeurs ayant chacun leur matière ou parfois deux tout au plus. Me voilà donc avec UN professeur de français... J'ai du mal à accepter sa façon de prononcer atone, tout autant les dictées que les poèmes. Enfin bref il n'a pas la passion et je crois que 40 ans après j'en suis toujours aussi convaincue... Ce manque de passion va, à l'époque me faire passer à côté de quelqu'un de sublime : Emile Zola. Dès les premières leçons nous est servi : Germinal, je vais haïr cet ouvrage au delà de l'acceptable, à un point qu'il ne sera jamais ouvert à la maison, moi qui passe mon temps à lire les romans et contes de Voltaire et à éplucher toute l'oeuvre de Molière, je fais une "allergie" à Zola. Ce professeur avait oublié un élément essentiel : pour capter l'attention il faut tout autant parler de l'histoire que nous conte l'auteur que de la façon dont il nous la sert. Il me semble largement plus judicieux d'intéresser son jeune public, de lui donner des repères qu'il sera capable de comprendre et d'amener dans son univers. J'en veux à cet homme car je ne découvrirai cette fresque que 15 ans plus tard... Et longtemps après je sais que ce qu'il nous en a dit était débile et inutile... Il aurait suffit d'un peu de passion, d'un peu de bonne volonté... Je précise que si je me souviens bien de cet homme c'est bel et bien qu'il fut le seul à croiser ma route.. Tous les autres professeurs, quelque soit la matière qu'ils aient enseigné ont toujours su attirer mon attention et n'ont jamais déclenché de telles réactions négatives mais il fallait que ce soit dit...
PRINCE ALPHA
C’est une histoire à raconter,
Au coin du feu, les soirs d’hiver,
Que ce loup qui se prit à aimer,
Une louve au cœur solitaire.
Quand leurs deux âmes se sont croisées,
Sans même qu’ils y prêtent attention
Leurs esprits se sont mélangés,
Venait de naître une passion.
Mais le destin traîtreusement,
Tenta des coups, des maléfices,
Et plaça insidieusement
De très grands trous, des précipices.
Sans y penser, comme par magie
Les écueils ils ont évité
Aidés par on ne sait quel esprit,
Ils ont enfin pu se trouver.
Une histoire vraie, un conte de fée,
Qui se raconte dans les chaumières
Pour prouver à l’humanité
Qu’un loup çà n’est pas sanguinaire.
Même si parfois, lors des ébats,
Lorsque leurs corps sont en émoi,
Au moment de l’ultime instant,
C’est une lutte presque un combat.
Là il est temps de les laisser
Avancer, construire leur avenir,
S’éloigner sur la pointe des pieds
Peut-être un jour pour revenir.
En attendant dans le grand bois,
Parfois même jusqu’au petit jour,
On entend le grand mâle alpha
Pousser ses hurlements d’amour.
Ecrit perso du 20 Mai 2007 ( dépôt légal )
Muriel Alexandre Langlet 2007-2010 - Tous droits réservés.
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