histoire

La Fortune des Rougon Emile Zola

 

Les Rougon-Macquart - vol I

 

Premier ouvrage de cette saga familiale, Zola le nommait le roman des "origines" dans sa préface du 1er Juillet 1871. Il va servir d'introduction à cette longue série des aventures d'une famille. Planter le décor en quelque sorte. Il va présenter quelques membres de la famille dont il va conter l'histoire, permettre de bien situer les Rougon et les Macquart. Et faire un parallèle entre la société existante et les évènements qu'il va décrire. Il mettra son habileté littéraire au service de son oeuvre en mêlant intimement les moments de bonheur pur à ceux de détresse profonde. Il maniera avec délice l'ironie, la moquerie et l'humour pour rebondir sur de gigantesques pamphlets sociaux ( les pamphlétaires ont toujours eu ma préférence çà ne se dément pas avec cet auteur...) où il dénoncera le régime en le présentant sous ses plus mauvais angles... Une comédie dramatique et drôle à la fois, attendrissante parfois, qui offre la possibilité de réfléchir à  des sujets graves et importants et qui, dans tous les cas ne laisse pas indifférent pour peu qu'on s'y intéresse...

A l'origine de cette fresque familiale : Adélaïde Fouque mariée et qui aura un enfant légitime avec Rougon. Viendront ensuite deux enfants illégitimes fruits de ses amours avec son amant Macquart. Adélaïde dite tante Dide mène une vie corrompue, se défiant des usages et de la morale. Son amour pour Macquart sera inconditionnel à tel point qu'après son décès elle se repliera sur elle même vivant dans la chasteté la plus complète laissant libre cours à sa folie. Sa névrose de plus en plus visible. De cette "origine" découleront trois lignées marquées par la tare qu'elle leur transmettra sous différentes manifestations.  Sa névrose sera sublimée par une soif de pouvoir qui atteindra tous les membres issus de la lignée " légitime", un appétit sans frein de réussite et de jouissance. La lignée des bâtards verra deux orientations différentes dans l'expression de la tare de l'aieule : l'une se tournera vers l'alcoolisme, la violence menant des vies insipides, l'autre mettra l'accent sur l'hystérie dont Adélaïde était atteinte, en faisant d'eux des rêveurs utopiques, inconscients des réalités et laissant libre cours à leur folie à l'intérieur de leur monde d'irréalisme.

La fortune des Rougon nous conte l'ascension d'une famille avide de pouvoir et qui emploiera tous les moyens pour parvenir à ses fins. L'action se situe à Plassans et un parallèle politique est fait dans l'ouvrage puisque le coup d'état des Rougon se produira dans la foulée de celui bien réel du 2 Décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte. La révolte se construit, à laquelle prendront part Miette et Silvère deux amoureux aux coeurs purs qui trouveront la mort, elle pendant la rebellion et lui sur son tombeau où il est venu la retrouver. Leur amour incarnera le contraitre absolu de celui de tante Dide qui affichait sa relation illégitime alors qu'elle s'adonnait à la luxure et à la débauche et qu' eux se cachent alors qu'ils sont purs. La fortune des Rougon plantera le décor en présentant les protagonistes et leur descendance, au fil des ouvrages, viendra agrandir le tableau. Ouvrage majeur de l'oeuvre tout entière dont il est la clé de voûte, il nous mènera sur les chemins intimes de l'auteur qui se servira de sa propre vie pour dépeindre quelques personnages ou quelques faits... Plassans sera  le reflet de ce qui se passe ailleurs, géographiquement ( Paris ) ou émotionnellement ( propre vie de Zola lui même ) Plus qu'un ouvrage à part entière c'est une sorte de grande préface à ce qui va suivre...

Comme suite logique l'arbre généalogique, pour s'y retrouver, à consulter de temps en temps...

 

 

Adélaïde Fouque

_________________________________________

↓                 ↓               ↓   

Pierre Rougon, Antoine Macquart, Ursule Macquart.

  ↓   

Eugène, Pascal, Aristide, Sidonie et Marthe Rougon  - François, Héléne et Silvère Mouret - Lisa, Gervaise et Jean Macquart.

Maxime et Clotilde Rougon - Octave, Serge et Désiré Mouret- Jeanne Grandjean - Pauline Quenu -   Claude et Etienne Lantier-  Anna Coupeau

Charles Rougon dit Saccard.

 

Les Rougon-Macquart d'Emile Zola

Emile Zola

 

A la fin de l'année 1867 Emile Zola projette d'écrire une grande oeuvre familiale , largement inspiré par "la comédie humaine" de Balzac dont il termine la lecture. Très marqué par ses lectures il vient de terminer Thérèse Raquin, roman appuyé sur la théorie des quatre tempéraments présentée par Emile Deschanel dans "psychologie des écrivains et des artistes ou Essai de critique naturelle" paru chez Hachette en 1864, là où Zola travaille en qualité de chef de la publicité. Zola tente alors de faire des "écrits scientifiques" en appliquant au roman les bases analytiques proches de la chirurgie et de la logique mathématique. Il met en place cette analyse de la société dans laquelle il vit tant sur le plan humain que politique ou même géographique.. une bonne partie de sa propre histoire et de son expérience transparaitrons dans les ouvrages de cette fresque humaine : les Rougon-Macquart. Emile Zola est très organisé et la série de roman qu'il prépare fait l'objet d'une étude attentive et d'un "plan" qu'il suivra s'écartant très peu avant la parution, et supprimant très peu de passages qui ne seront jamais publiés... Nombre de notes sont conservées à la bibliothèque nationale. Pour la préparation de cette oeuvre, on y trouve, sans qu'il soit possible de déterminer dans quel ordre l'auteur les as utilisées : Une liste de livres dans ses réflexions liminaires, il a pris beaucoup de notes en particulier de Charles Letourneau ( physiologie des passions ) et surtout du Dr Lucas, auteur qui va avoir une importance prépondérante pour la génèse des Rougon-Macquart. Il commence par établir une liste de 10 romans, commençant par " roman initial, province" et c'est avec sa feuille de papier et sa plume qu'il réfléchit et monte son oeuvre, façon de travailler qui va devenir habituelle chez lui... Sur une autre note on trouve : " les différences entre Balzac et moi" puis des "notes générales sur la marche de l'oeuvre", "notes générales sur la nature de l'oeuvre". Là où la différence entre Zola et ses auteurs fétiches :Stendhal, les frères Goncourt, Balzac, Flaubert,... se fera la plus éclatante est que dans les Rougon-Macquart il n'écrira l'histoire que d'une seule famille. La théorie qu'a soutenu Zola et qui, personnellement, m'a le plus amusée est l'idée selon laquelle une femme serait toujours marquée par son premier amour à tel point que les enfants qu'elle aurait par la suite avec un autre homme présenteraient forcément les traits de caractère de l'amour perdu, tout autant moraux que physiques ( Nana dans l'assomoir ressemble à Lantier ( la bête humaine) le premier amant de sa mère). Le style très riche d'émile Zola, avec force détails et descriptions sous forme d'énumération, contenant des phrases très longues en font un auteur difficile à lire, non pas sur le plan littéraire où cette richesse est un atout mais sur le plan psychologique, car il est un auteur à  lire à tête reposée, en ayant conscience de chaque détours du livre. Chaque lecture nous apporte un plus culturel, tant sur le plan géographique, qu'historique. Lire Zola c'est se fondre dans le XIX ème siècle, c'est assister à l'arrivée de l'electricité, c'est aller laver son linge au lavoir, c'est descendre dans les mines ou batifoler dans le salon de nana, c'est visiter les grands magasins parisiens ou souffrir en même temps que la famille de coupeau... C'est prendre conscience de la différence de rémunération entre la capitale et la province. C'est comprendre le fossé des classes sociales mais aussi les efforts de charité des "nantis" et de la grogne salariale. Cette oeuvre est la mémoire du régime issu de Louis Napoléon Bonaparte..  Son oeuvre mise en place avec tant de soins que rien n'est laissé au hasard. On n'y trouve aucun anachronisme, ce qui est très rare chez les grands auteurs. Même chez ceux qui situent les faits à leur époque.. Je vais tenter de vous présenter chaque ouvrage dans l'ordre chronologique. La fresque se compose de : La fortune des Rougon - La curée - Le ventre de Paris - La conquête de Plassans - La faute de l'abbé Mouret - Son excellence Eugène Rougon - L'Assomoir - Une page d'amour - Nana - Pot-bouille - Au bonheur des dames - La joie de vivre - Germinal - L'Oeuvre - La terre - Le rêve - La bête humaine - L'Argent - La débâcle - Le docteur Pascal

Mon souhait serait de vous donner envie de lire cette fresque humaine qui contient 20 romans, en tentant d'y attirer les plus jeunes. J'ai bien sûr une raison à cela, la voici : Alors que je suis en 6ème, déjà très attirée par les lettres, avec des notes Français frisant l'indécence, entrée au collège... Tout est nouveau, les méthodes de travail diffèrent et... plusieurs personnes doivent s'occuper des jeunes : les professeurs ayant chacun leur matière ou parfois deux tout au plus. Me voilà donc avec UN professeur de français... J'ai du mal à accepter sa façon de prononcer atone, tout autant les dictées que les poèmes. Enfin bref il n'a pas la passion et je crois que 40 ans après j'en suis toujours aussi convaincue... Ce manque de passion va, à l'époque me faire passer à côté de quelqu'un de sublime : Emile Zola. Dès les premières leçons nous est servi : Germinal, je vais haïr cet ouvrage au delà de l'acceptable, à un point qu'il ne sera jamais ouvert à la maison, moi qui passe mon temps à lire les romans et contes de Voltaire et à éplucher toute l'oeuvre de Molière, je fais une "allergie" à Zola. Ce professeur avait oublié un élément essentiel : pour capter l'attention il faut tout autant parler de l'histoire que nous conte l'auteur que de la façon dont il nous la sert. Il me semble largement plus judicieux d'intéresser son jeune public, de lui donner des repères qu'il sera capable de comprendre et d'amener dans son univers. J'en veux à cet homme car je ne découvrirai cette fresque que 15 ans plus tard... Et longtemps après je sais que ce qu'il nous en a dit était débile et inutile... Il aurait suffit d'un peu de passion, d'un peu de bonne volonté... Je précise que si je me souviens bien de cet homme c'est bel et bien qu'il fut le seul à croiser ma route.. Tous les autres professeurs, quelque soit la matière qu'ils aient enseigné ont toujours su attirer mon attention et n'ont jamais déclenché de telles réactions négatives mais il fallait que ce soit dit...

Moments plaisir...

 

Le Loup Solitaire

 sur un poème de jack Harris 

 

 

Les Loups 

 

 

Celle-ci à visionner directement sur you-tube à cause d'un véto de Sony sur certains sites !?

http://www.youtube.com/watch?v=CVf4xLwOS6k

 

 Pensées vagabondes...

 

Force et conviction ...

Les mois se suivent, et ne se ressemblent pas et c'est heureux qu'il en soit ainsi... Au fil du temps qui passe et dont on n'a conscience qu'après coup, on engrange une foule d'expériences qui, quelles qu'elles soient, nous sont profitables, pour éviter les ecueils identiques, qui se présentent et que l'on reconnait, ou pour en négocier de nouveaux, que nous devons étudier, souvent un certain temps avant de les aborder pour les franchir aisément. Le plus aisément possible en tous cas... Il y a de cela quelques mois, certains me semblaient l'himalaya, j'ai compris depuis que chacun n'est qu'un infime caillou,  ils sont plusieurs collés les uns aux autres et c'est individuellement qu'il faut les égrenner pour en venir à bout. Il en est de même des objectifs, des projets, des rêves aussi... Ils changent, évoluent, se modifient au hasard des évènements qui se présentent. On les adapte au comportement de notre entourage, pour finalement prendre conscience qu'ils sont nôtres à part entière, et ne meurent pas même si d'autres choses s'éteignent et disparaissent... C'est la force de penser, la force d'avancer qui nous stimule et nous donne un autre regard, une autre façon de réagir et d'agir. Cette conscience qui est notre moi profond, ensoleille les recoins que l'on croyait trop sombres, illumine notre vie de nouveaux idéaux, ou de nouvelles perspectives alors même que celles en cours ne sont pas encore atteintes, bien que l'on sache l'issue à l'avance. L'intuition est un élément fondamental dans la progression, elle est là en nous, nous guide et nous envoie des signaux que nous percevons immédiatement mais ne comprenons et ne pouvons analyser, bien souvent, que beaucoup plus tard à la lumière d'un futur devenu passé... La conviction que le cheminement qui s'est enclanché est le bon puisque l'on a senti longtemps avant que c'est ainsi que cela se produirait, que cela avancerait, éclairé par le savoir, le ressenti qui a été présent et très fort pour en faire une certitude.. Philosophie intérieure, analyse personnelle et laissé glisser de quelques pensées éparses, qui ne s'entrechoquent pas, mais se complètent... Bientôt un témoignage, celui du cheminement d'une volonté sans faille, d'un vouloir absolu, que rien n'a su entamer ou diminuer pas même la plus belle chose au monde, pas même le risque de sa perte annoncée. La force de la conviction que l'on doit faire pour soi ce qui est bon, uniquement pour soi, pour que jamais aucun regret, quand la fin sera proche, ne vienne entacher une vie bien remplie et dont il reste encore tant de pages à écrire... Peut-être un idéalisme total, dont l'écho n'est pas revenu dans son intégralité, marquant des blancs troublants, des vides trop grands à combler ou bien est-ce là encore la volonté de croire que c'est ainsi que çà doit être et donc ainsi que cela sera ? J'ai déjà eu à maintes reprises ces questions fondamentales qui se sont présentées. Elles ne me restent pas à l'esprit parce que justement aujourd'hui j'ai compris une chose essentielle : j'ai une force de caractère hors du commun, j'encaisse en peu de temps ce que d'aucuns mettent des années à digérer. Est-ce une nature ? ou plutôt une façon de s'être aguerrie ? Sans doute un peu des deux je pense... Parfois çà peut sembler effrayant, inquiètant. Comme si les évènements ne faisaient que m'effleurer, juste du bout de l'âme, juste un tout petit peu.. Et aussitôt est mis en évidence l'aspect positif, le bon côté car quelques soient les drames ou les joies que nous vivons il y a toujours deux facettes opposées; la noire et la blanche, la claire et la sombre, la bonne et la mauvaise... Il suffit de gérer le négatif en premier et il reste beaucoup de temps pour prendre en compte tout le côté positif de tout moment de la vie... C'est la vie, elle est ainsi faite, cette force qui se dégage apporte aussi autour de soi, l'on recherche notre compagnie principalement pour ce trait de caractère... Quelques phrases reçues ces quelques derniers jours ont pris un sens différent, sont devenues évidentes... Ne pas être comme tout le monde n'est pas toujours péjoratif, tout dépend de l'interprétation que l'on en fait. Je ne l'avais jamais perçu sous cet angle... A l'aube d'un demain qui va être tout ou rien... La dernière chance en quelque sorte, dernière tentative, puisque dame nature n'acceptera pas plus qu'elle n'a déjà bien voulu supporter, mais toujours la force et la conviction d'avoir fait le bon choix...

 

Pensées intimes le 29 Juin 2010

Renaissance

Les légendes indiennes

La culture indienne a beaucoup à nous apprendre. Je m'y intéresse depuis longtemps maintenant, indiscociable du destin des loups dont le parallèle dramatique marque l'histoire d'un sillon sanglant. Ils vivaient pourtant simplement, en communion avec notre mère la terre... Je m'y rapporte fréquemment, quelque soit le tracé que suit ma vie. Quand je m'en éloigne un peu, dans les moments difficiles ou d'incompréhension, elle se rappelle à moi avec simplicité. Il y a quelques nuits de cela,  "il" est venu, dans mes rêves, la démarche nonchalante, la posture fière et conquérante, en vrai prédateur qu'il est, en messager annonciateur d'un destin qui évolue et qui avance. Lorsqu'il nous visite on ne sait jamais quel en sera le présage, celui-ci peut en effet être signe de grand bonheur comme il peut être annonciateur de mort prochaine, dans un entourage très proche. Mort dans tous les cas purificatrice, non douloureuse car l'accomplissement du destin qui avance. "Il" c'est le loup blanc évidemment. Qui le voit en rêve, nettement, doit considérer qu'il s'agit d'un présage.. Ses apparitions dans les songes d'un dormeur sont extrèmement rares et ne doivent être prises en considération qu'à l'unique condition de ne pas en avoir vu de vivant dans les heures précédentes auquel cas il n'aurait aucune signification si ce n'est le souvenir récent d'un évènement.

Il est venu et le destin s'accomplit en mettant sur ma route une destinée nouvelle, un nouvel espoir, une nouvelle vie qui démarre. Sans fanfare, alors que là tout près depuis plusieurs mois, je ne l'avais pas vu, les yeux embués et tournés ailleurs, vers un tunnel sans issue...

Que la volonté du Loup blanc et la mienne s'accomplissent, vers des jours meilleurs, des jours heureux, enfin... Chaque instant, chaque minute, chaque seconde, chaque rencontre a un but qui fait partie de l'immense puzzle de la vie. Chaque décision subie au premier abord mène immanquablement vers des lendemains enchanteurs, où la vie soudain reprend des couleurs, comme par enchantement, effaçant les peines et les chagrins et ouvrant des perspectives réjouissantes. Trop tôt pour en parler intégralement.. déjà très tard pour le publier car chacune de ses rares visites mènent toujours vers le bonheur...

Loup Blanc

17/06/2010

Les jours avec...

 

Marlène et Jimmy

Marlène ma fille et Jimmy

Ce matin mon horoscope m'annonçait une bonne surprise en fin de journée. Je lis çà d'un oeil sans y croire plus que çà, comme tout le monde plus par habitude qu'autre chose. Et pourtant... Il y a un peu plus d'une heure, alors que je prépare l'article sur Emile Zola, le mp3 sur les oreilles,  les chiennes sont agitées et vont de bas en haut.. Puis la plus jeune Victoria, qui doit trouver mon immobilisme agaçant vient me donner des coups de tête en aboyant violemment. Cà n'est pas dans ses habitudes alors je retire le casque et me décide à aller voir ce qui cloche.. A la porte-fenêtre Jimmy mon gendre tente de voir si je suis là.. Ma fille est montée de Valras avec sa petite famille !!!! Je n'étais pas au courant, et c'est une super surprise.. Dans la semaine mon autre fille va venir aussi avec les siens... Des années que çà n'est pas arrivé, ici, là où elles ont grandi... Beaucoup d'émotions positives. Ils restent une semaine entière tous les quatre. Semaine qui va être bien remplie... Ils logent à Reims chez un cousin mais vont être là souvent...Je mets quelques photos, j'en mettrai  d'autres plus tard, de ce séjour...

Emma et Lucas

Emma à gauche, et Lucas à droite mes petits-enfants

QUE DU BONHEUR !!!

quelques photos à la suite...

 

Lire la suite

Le bateau ivre

Le Bateau Ivre.

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs:
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots!

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour!

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants: je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir!

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets!

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs!

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux!

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan!
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et des lointains vers les gouffres cataractant!

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises!
Echouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums!

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux.

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons!

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets!

J'ai vu des archipels sidéraux! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur:
Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer:
L'Acre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
O que ma quille éclate! O que j'aille à la mer!

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

 Arthur Rimbaud

( 1854 - 1891 )

Contre l'oubli

AVERTISSEMENT :

Les images de cet article et les liens qu'il contient peuvent choquer la sensibilité des plus jeunes.

 

65 ème Anniversaire de la libération des camps Nazis.

 

La journée nationale des déportés coïncide cette année avec le 65ème anniversaire de la libération des camps de la mort Nazis. Plus de 6 millions de personnes y ont trouvé la mort dans des conditions inhumaines, après des sévices qui dépassent l'entendement... Bien que nous soyons à l'heure de l'Europe et aux bonnes relations "diplomatiques" il n'empêche que nous ne pouvons accepter l'inacceptable... Plus d'un quart de siècle plus tard, nous, qui n'avons pas connu ces horreurs avons le devoir de transmettre le souvenir aux générations suivantes. C'est hélas écrit en lettres de mort dans notre histoire...

De nombreuses manifestations de part le monde en mémoire de ceux qui ne sont pas revenus, de leurs familles et des quelques rares rescapés...  18 Camps d'extermination avaient été mis en fonction...

 

Je m'associe au recueillement pour rendre hommage à toutes ces femmes et ces hommes suppliciés au nom d'une idée, d'une croyance...

Soyons tous vigilants afin que l'histoire ne se répète jamais, que ces horreurs ne se reproduisent pas, à l'heure où l'on entend parfois des propos déplacés quand à la réalité des faits. A l'heure où la haine ambiante pourrait bien voir le monde basculer à nouveau dans le racisme gratuit et destructeur. Pour que chaque humain puisse avoir sa place en homme libre, sans crainte pour lui ou sa famille. Parce qu'une vie est précieuse, toute vie, quelque soit la couleur de la peau, les origines, la religion ou les idées politiques. Pour le droit à la vie tout simplement.

Nacht und Nebel*

Auschwitz-Birkenau

                                                         source photo : http://citizenzoo.wordpress.com/2009/12/06/souvenir-dauschwitz/

 

Sur le haut de la porte d'entrée du camp :

"Arbeit macht Frei"**

Charnier

source photo : http://noelpecout.blog.lemonde.fr/files/2008/01/ww2181.1201778147.jpg

 

 

 

Article rédigé par une collégienne, à voir absolument, très bien documenté même si certaines images ne sont pas des documents d'archives. Cela prouve que la jeunesse est prête à faire son devoir de mémoire.

 

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/travail-camps.htm

http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/camps_concentration.htm

 

ci-dessous images d'archives :

http://www.phdn.org/histgen/schmitz/index.html

 

Les camps de concentration dans le monde et dans l'histoire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_concentration

 

* Nacht und Nebel : nuit et brouillard

** Arbeit macht Frei : Le travail rend libre

 

Pardonner peut-être, oublier jamais...

 

Saint-Valentin

De nombreux Pays fêtent Valentin, saint-Patron des amoureux et des gens qui s'aiment... L'origine de cette pratique est variée, et surprenante.. En voici un condensé :

Saint-Valentin

 

saint-Valentin dans la Rome antique

Les fêtes lupercales,

Fêtes païennes organisées dans la Rome Antique pour honorer le Dieu de la fertilité Lupercus, seraient à l’origine de la fête de la Saint-Valentin.

Toutefois les traditions ont bien changé puisque les festivités consistaient à sacrifier des chèvres, à boire du vin, et à courir nus dans les rues de Rome en touchant les passants avec des morceaux de bouts de chèvre. Il est heureux que cette tradition ait disparu...

Les jeunes femmes touchées par ces morceaux de chèvre étaient censées devenir  fertiles et préparer ainsi facilement leurs futurs accouchements. Ces fêtes païennes ne font pas encore référence à l’amour romanesque tel que nous le connaissons actuellement.

  

Valentin de Terni

  

Le nom de Valentin apparaît aux alentours du 5ème siècle à travers l'histoire de trois martyrs religieux dont les fêtes furent fixées le 14 Février. Parmi ces martyrs figure Valentin de Terni, un moine qui conseillait les jeunes amoureux et les mariait en secret malgré l'interdiction décrétée par Claude II le cruel.

Emprisonné par ce dernier, Valentin se prit d'affection pour la fille de son geolier : Julia, aveugle de naissance . La rumeur d'un miracle se répandit. Julia aurait retrouvé la vue suite à sa relation avec Valentin. L'empereur, informé, fit exécuter le moine sur le champ...

  

Les billets doux du Moyen-Age

 

La connotation amoureuse de la fête de la Saint-Valentin telle que nous la connaissons, trouve ses origines durant le Moyen-Age, au 14ème siècle en Angleterre.

Des écrits témoignent d’échanges de billets entre amoureux à cette époque. Chacun s’appelait Valentin dans les missives, la plupart du temps envoyées le 14 février.

De nombreuses légendes sont nées durant cette époque, notamment grâce au poète et capitaine de la Cour d’Angleterre Othon III de Grandson.

Une grande partie de ses livres de poésies (La Complainte de Saint Valentin (I et II), Le Souhait de Saint Valentin et Le Songe Saint Valentin) prennent pour sujet la fête des amoureux.

 

 

Saint-Valentin

  

Saint-Valentin, une fête civile

 

Au 19ème siècle, les reliques de Saint Valentin de Terni sont envoyées à l’église des Carmélites à Dublin. Dès lors, le lieu devient un pèlerinage à effectuer le 14 février.

 En 1969, l’Église décide de retirer le jour de la Saint-Valentin du calendrier officiel. La fête devient alors civile, mais ne perd pas de sa popularité, bien au contraire.

De nos jours, l’amour est plus que jamais célébré le 14 février dans de nombreux pays. La Saint-Valentin a traversé l’Occident, et devient de plus en plus populaire dans des pays comme la Chine, l’Inde, et même le Pakistan et l’Arabie Saoudite ! Valentin de Terni peut reposer en paix, sa fête se perpétue en dépit des siècles qui passent… Souhaitons que l'aspect commercial de plus en plus marqué ne dénature le sens réel de cette fête...

Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite