" Ce qui ne me tue pas me rend plus fort "
Célèbre citation* extraite de :
Friedrich Nietzsche (1844 - 1900)
Friedrich Nietzsche, philosophe et poète allemand, né à Rökken le 15 Octobre 1844, mort à Weimar le 25 Août 1900 révèlera dans une oeuvre conséquente sa "pensée Nietzschéenne", ,naturaliste . En constante évolution et parfois en parfaite opposition selon la période à laquelle son oeuvre fut dévoilée. Les faits psychologiques trouvant, d'après lui, une explication physiologique, sans pour autant sombrer dans le matérialisme. Matérialisme ouvertement rejeté par le philosophe. L'un des auteurs les plus difficiles à comprendre et à interpréter. Phénomène produit par l'écrivain lui même, selon la période de sa vie et le courant de sa pensée à un moment donné, ou différence d'interprétation et de perception selon le lecteur lui même...
En optant délibérément pour l'aphorisme dès son "Humain, trop humain" Nietzsche ferme la porte de la compréhension aisée au lecteur pressé. Il souhaite par ce choix réserver ses œuvres aux seuls initiés et passionnés. D'aucuns, dont je fais partie, considèrent cette partie de ses écrits comme un gigantesque puzzle littéraire qu'il faut reconstituer avant d'en percevoir le génie.
Ses dernières créations verront un retour à l'écriture plus traditionnelle et sensitive. beaucoup plus fluide marquant sa volonté d'être compris et perçu par le plus grand nombre.
Nietzsche par l'expression de sa pensée tend à se rapprocher singulièrement d'auteurs tels que David Hume (1711 - 1776) ou encore Sigmund Freud (1856 - 1939). Il apparait, bien que cela soit en fait beaucoup plus complexe que çà, que Nietzsche valorise le corps et la physiologie au détriment des valeurs de l'esprit et de la psychologie.
Bien qu'appréciant personnellement toute forme d'expression philosophique, je n'adhère pas à la pensée Nietzschéenne, ses concepts de l'évolution des valeurs me semblant par trop subjectifs et rigides et parfois, en contradiction avec certaines tendances qu'il laisse entrevoir et qui, soit le rapprochent de Freud, soit l'en éloignent diamétralement.
Il n'empêche que certains de ses aphorismes méritent amplement qu'on s'y attarde, ne serait ce que pour tenter de comprendre un peu mieux l'enchevêtrement de pensées qui se bousculaient dans son cerveau exempt de valeur psychologique consentie par lui.
Quelques décennies après sa mort ses écrits furent l'objet d'une interprétation à des fins d'utilisation dans la propagande nazi. Nul doute que l'auteur, s'il avait été encore vivant, n'aurait pas avalisé une telle démarche... Ceci n'engage que moi mais c'est la sensation que me laissent ses écrits.
Ses œuvres :
Quelques une de ses citations :
"Ce qui ne me tue pas me rend plus fort" : *citation extraite de "Le crépuscule des idoles". Contrairement à une croyance populaire très répandue il ne s'agit pas d'un dicton mais bel et bien d'une citation.
L'on entend beaucoup de choses de par le monde ces temps ci. Le lobby de l'industrie pharmaceutique semble dépenser énormément de ses deniers pour convaincre la plupart de la nécessité de consommer ces poisons que peuvent être les médicaments pris à tort et à travers. Nombre de personnes ne peuvent vivre sans avaler au quotidien leur dose de gélules et autres joyeusetés des temps modernes, alors que dans le même temps ces mêmes personnes semblent incapables d'avoir un comportement qui pourraient éviter cette sur-consommation. Les médecines dites douces, la naturopathie offre pourtant tout ce qu'il faut au tout un chacun pour maintenir sa bonne santé et l'équilibre vital dont nous avons besoin. Un article publié récemment de manière surprenante et honteuse (ces propos n'engagent que moi) visant à laisser croire au public que les vitamines seraient dangereuses pour la santé !? Le sang bientôt sera dangereux lui aussi et sans doute les os, la chair... Les macro éléments... Que penser quand on lit de telles inepties ? Veulent-ils rendre tout le monde malade pour engranger des bénéfices encore plus colossaux que ceux qu'ils amassent déjà ? La sécurité sociale n'est elle pas suffisamment dans le rouge ? Ou bien a t-on besoin de cobayes dans les hôpitaux ?
Des vérités éclatantes, des contre-vérités démasquées et expliquées avec la foi d'hommes de sciences, conscients de leur rôle et en phase avec leurs idées, non pas décadentes mais visant au bien-être et à la bonne santé, le plus longtemps possible dans les meilleures conditions qui soient.
A lire et à faire circuler :
Chers amis,
Un grand merci à tous ceux d'entre vous qui ont pu venir au Salon Marjolaine. Notre débat sur le droit de chacun de se soigner autrement a été un grand succès.
La salle était comble et, je vous le promets, nous allons continuer d'arrache-pieds notre lutte et notre travail de ré-information.
Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, je vous recommande d'aller directement aux sources de qualité, comme les magazines Principes de Santé ou Rebelle-Santé.
Mais il y a aussi Santé Nature Innovation, que je vous recommande d'autant plus que c'est un partenaire de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, qui nous a généreusement soutenu depuis l'origine, et continue à nous soutenir dans notre combat.
En guise d'exemple, je vous présente le dernier article de leur rédacteur en chef, Jean-Marc Dupuis. J'espère que vous allez le faire circuler autour de vous à très grande échelle.
Aidez-nous à gagner la bataille de l'information.
Un grand merci encore.
Augustin de Livois
Président de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle
Depuis plusieurs mois fleurissent des articles dans les journaux nous mettant en garde contre les vitamines et autres compléments nutritionnels. Ces produits, nous dit-on, augmenteraient notre risque de tomber malade de ceci, ou de mourir de cela.
En se prévalant d'articles scientifiques issus de grandes revues médicales internationales, des journalistes nous expliquent que l'excès de vitamines est dangereux pour nous.
La conclusion est toujours la même : surtout, ne faites rien, attendez de tomber malade. A ce moment, vous irez chez le médecin et vous prendrez les médicaments chimiques qui vous seront prescrits – sans poser de question.
En réalité, cette présentation des faits est trompeuse et dangereuse : elle risque de décourager un grand nombre de patients de changer leurs modes de vie et de les détourner de l'usage de compléments nutritionnelsdécisifs pour leur santé.
Beaucoup de scientifiques et de médecins sérieux ont pris la plume sur Internet, souvent avec talent, pour dénoncer la manipulation derrière ces articles, et souligner les failles méthodologiques qui remettent en cause les conclusions des études présentées au grand public. (1)
Malheureusement, la quasi-totalité des médias influents en France (chaînes de télévision, radios à grande écoute, grands journaux et hebdomadaires nationaux), continuent aujourd'hui à essayer de décourager le public de se soucier de ses apports nutritionnels et de son mode de vie.
« Les compléments vitaminés dangereux », annonçait l'Agence France Presse (AFP), dans une dépêche du 10 octobre 2011, suite à un article paru dans les Archives of Internal Medicine.
« Les compléments vitaminés s'avèrent inutiles pour une majorité de personnes et certains d'entre eux peuvent même entraîner des risques mortels chez les femmes âgées. Les compléments de fer figurent parmi ceux qui inquiètent le plus les chercheurs... », renchérissait Le Figaro le lendemain.
Trois semaines plus tard, ce même journal, qui s'intéresse si peu aux vitamines lorsque des études concluent à leurs bienfaits, titrait à nouveau que « L'excès de vitamines peut être dangereux », le 31 octobre 2010.
Il s'agissait cette fois de l'étude Select, présentée comme ayant démontré que la vitamine E était dangereuse. (2)
En réalité, les résultats de l'étude Select n'ont surpris aucun spécialiste de la santé naturelle. Les chercheurs, volontairement ou non, avaient effectivement réuni les conditions pour constater une augmentation du cancer de la prostate chez les personnes ayant pris de leur vitamine E.
Car ils ont utilisé une forme artificielle de vitamine E, dérivée du pétrole, connue pour ses effets toxiques, et fortement déconseillée par par la majorité des spécialistes indépendants. A tel point que le site GreenMedInfo.com a consacré une page entière à toutes les recherches, dont les premières remontent à 1986, et qui ont démontré qu'il ne fallait pas donner de compléments alimentaires à base de vitamine E synthétique (artificielle). (3)
Une étude finlandaise, qui a eu recours à une forme naturelle de la vitamine E, le d-alpha tocophérol, à une dose de 50 Unité Internationales (UI) par jour, a conclu au contraire que la vitamine E, combinée au beta-carotène, diminue bel et bien de 30 % le risque de cancer de la prostate. (4)
Mais le cas le plus caricatural est sans doute la grande étude Iowa Women’s Health Study publiée dans Archives of Internal Medicine le 10 octobre 2011. Cette étude, parue le 10 octobre dernier, a servi de prétextes à des milliers de gros titres annonçant que les femmes ayant utilisé des compléments alimentaires ont connu une mortalité supérieure aux femmes qui n’en ont pas pris.
En réalité, pour peu que l'on prenne la peine de lire l'étude elle-même, ce que n'ont manifestement pas fait beaucoup de journalistes, on s'aperçoit que les données brutes recueillies par les chercheurs démontrent au contraire une baisse de la mortalité chez les femmes prenant des compléments vitaminés !
C'est incroyable... mais vrai.
Encore plus fort, une fois les statistiques corrigées pour tenir compte de l’âge et de l’énergie des personnes observées, voici ce que trouvent les auteurs de l’étude :
La seule association négative qu'ils ont trouvée concernait les compléments nutritionnels de cuivre (très rares à des doses élevées). Mais le cuivre n'est pas une vitamine et, comme le fer, il a un effet oxydant (producteur de radicaux libres). Cet effet est connu de tous les naturopathes sérieux, qui ne recommandent donc la supplémentation en cuivre et en fer que dans les cas de carences démontrées.
Pourquoi les chercheurs de l'Iowa Women’s Health Study ont-ils annoncé avec tambours et trompettes que les compléments vitaminés étaient dangereux, alors ? Et pourquoi les médias ont-ils repris cette information à si grande échelle alors que, habituellement, la santé naturelle et les vitamines les intéressent si peu ?
Hé bien, pour une raison... tordue. Les auteurs de cette étude ont introduit d'autres « biais statistiques » dans leurs chiffres, supposément pour les corriger, mais peut-être aussi pour trouver... ce qu'ils avaient envie de trouver !
Ils ont d'abord « ajusté » les chiffres pour tenir compte du niveau d’éducation, du lieu de résidence, de l’existence ou non d’un diabète, d’une hypertension, de l’indice de masse corporelle, d’un traitement hormonal de substitution, de l’activité physique, du tabagisme.
Autant de facteurs certes intéressants en soi, mais introduits « à la louche » dans les statistiques, et si nombreux qu'ils risquent de leur faire perdre toute lisibilité.
Mais ça n'a pas suffit : les chiffres continuaient à montrer une baisse globale du risque de mortalité, pour les personnes prenant des compléments vitaminés !
Alors ils ont pratiqué un quatrième ajustement, qui a introduit dans le modèle la consommation d’alcool, d’acides gras saturés, de céréales complètes, de fruits et de légumes. Et ce qui devait arriver arriva : à force de tripoter les chiffres, ils sont parvenus à inverser les conclusions de leur enquête, de manière à faire apparaître un risque lié à la consommation de certains compléments vitaminés !
Ces ingénieux chercheurs ont d'ailleurs opportunément « oublié » d'autres variables, qui auraient pu remettre en cause leurs résultats. Par exemple, ils n'ont pas pris en compte l'état de santé des femmes de l'étude (!), ils ont étudié un segment sociologique bien déterminé de la population américaine et, surtout, ils n'ont pas cherché à savoir si les vitamines prises en complément étaient naturelles ou artificielles.
En conclusion, cette grande étude a brouillé le tableau, au lieu de contribuer à le clarifier. Elle a permis à des journaux de vendre beaucoup de papier, et sans doute renforcé la conviction de nombreux médecins que, face à la maladie, les médicaments chimiques sont la seule réponse sérieuse.
Surtout, cette étude a probablement déstabilisé de nombreuses personnes qui prenaient des compléments alimentaires pour améliorer leur santé.
Et pourtant, on sait que l'utilisation de compléments nutritionnels ciblés aide à prévenir les maladies et à atteindre un état de santé optimal. Une des études les plus rigoureuses qui aient été réalisées sur le sujet, l'a démontré au-delà de toute incertitude.
Il s'agit de l'étude réalisée par le bureau d'étude indépendant Lewin Group. (5)
Dans cette étude, les chercheurs ont été extrêmement stricts et ont pris en considération uniquement les compléments nutritionnels qui respectaient les critères suivants :
Et voici ce que les chercheurs ont constaté :
Les auteurs de l'étude ont conclu que si toute la population retraitée des USA prenait 1200 mg de calcium et 400 UI de vitamine D par jour, cela permettrait de prévenir plus de 776 000 hospitalisations pour fracture du col du fémur sur cinq ans, et économiser 16,1 milliards de dollars.
Les acides gras polyinsaturés à longue chaîne oméga-3 contribuent à prévenir les troubles du rythme cardiaque, améliorent le fonctionnement des membranes cellulaires, réduisent l'inflammation, diminuent le cholestérol et la pression sanguine, et ont bien d'autres effets positifs (sur le moral et les performances intellectuelles, par exemple).
Le Lewin Group a conclu qu'en donnant à la population retraitée américaine environ 1800 mg d'oméga-3 par jour, cela réduirait le nombre d'hospitalisations pour maladies cardiaques de 374 000 sur 5 ans. Les économies réalisées sur les frais d'hospitalisation et les consultations médicales s'élèveraient à 3,2 milliards de dollars.
Le Lewin Group a également analysé les effets de la lutéine et de la zéaxanthine, un caroténoïde que l'on trouve dans les légumes jaunes et orange. Sous forme de compléments alimentaires, on sait qu'ils permettent non seulement de prévenir, mais aussi de traiter la dégénérescence maculaire, c'est-à-dire la perte de vision centrale, une des principales raisons pour laquelle les personnes âgées ont besoin d'une aide médicale à domicile. L'étude a conclu que prendre 6 à 10 mg de lutéine et de zéaxanthine chaque jour aiderait 190 000 personnes à rester indépendantes, et permettrait d'économiser 3,6 milliards de dollars sur cinq ans.
Vous ne risquez pas de lire ce type de nouvelles dans les grands médias, qui restent farouchement opposés à l'idée qu'il puisse exister une voie en dehors de la médecine officielle basée sur la chirurgie et les médicaments chimiques.
Et pourtant, les nouvelles médecines naturelles, validées par la recherche scientifique, permettent aujourd'hui de prévenir, d'améliorer, voire de traiter, la plupart des maladies. Une véritable révolution est en marche. Vous pouvez accéder gratuitement aux nouvelles découvertes les plus utiles en vous abonnant maintenant à la lettre d'information électronique gratuite Santé & Nutrition.
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Bien cordialement,
Jean-Marc Dupuis
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Sources de cet article :
(1) Voir en particulier Thierry Souccar, « Des vitamines qui augmentent la mortalité », lanutrition.fr, archives payantes, et Dr Mark Hyman dans Huffington Post, le 21 octobre 2011 (article en anglais) : http://www.huffingtonpost.com/dr-mark-hyman/vitamin-dangers_b_1018430.html
(2) Elevated Risk for Prostate Cancer Found with Vitamin E Supplementation, JWatch General. 2011;2011(1025):2.
(3) La page est accessible à l'adresse suivante : http://www.greenmedinfo.com/toxic-ingredient/dl-alpha-tocopherol-acetate
(4) http://www.medicinenet.com/script/main/art.asp?articlekey=6102
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A lire :
Jean AMADOU
Il y a peu de temps je découvrais "Les florilèges" de ses billets d'humeur d'europe N°1. Je n'ai d'ailleurs toujours pas terminé son "Journal d'un bouffon". Un régal pour qui, comme moi, aime le bien écrit qui suit toujours le bien dit. Il y relate ses aventures sur Europe 1 sans hargne, avec délicatesse dans un français parfait. J'aime cette façon légère tout en restant sérieuse de dire leurs vérités à qui le mérite...
Jean Amadou figure emblématique des grosses têtes de Philippe Bouvard avait commencé sa carrière dans un théatre lyonnais. Dès 1958 c'est en qualité de chansonnier qu'il se produit au théatre de dix heures. C'est aux côtés de Jacques Mailhot qu'il se laisse séduire par des satires politiques sur les planches du théatre des deux ânes. France Inter, Europe 1 et RTL verront avec plaisir cet homme de savoir officier sur leurs stations.
Il ne s'arrêtera pas là et viendra mettre son grain de sel dans des émissions de télévisions très connues telles que le bébète show et tournez manège.
Il était né le 1 Octobre 1929 à Lons-le-Saunier. Il vient de nous quitter à Paris ce 23 Octobre 2011
Les mots ne suffisent pas face à une carrière aussi impressionnante. Quelques extraits en guise d'hommage. Ne serait-ce que pour entendre à nouveau cette voix distiller ce savoir incommensurable...
Salut l'Artiste...
Avant d'en venir au coeur du sujet je me dois d'apporter une précision majeure afin que mon article ne soit pas mal interprété. Il ne s'agit pas pour moi de défendre le nucléaire bec et ongles mais de donner mon avis sur les nombreuses interventions publiques et privées suite à la catastrophe naturelle subie par le Japon. Je suis farouchement opposée à tout ce qui pollue, je ne consomme pas de médications allopathiques même pour un simple mal de tête, je suis opposée aux OGM. Je ne jette pas mes ordures ailleurs que dans les endroits prévus à cet effet. Que cela soit bien compris avant de lire ce qui va suivre...
Le 11 Mars dernier un tsunami d'une force incommensurable a touché le Japon. Trois réacteurs nucléaires noyés sous les trombes d'eau ont vu leurs pompes servant à refroidir les réacteurs, noyées et inutilisables... Le risque d'explosion était alors préoccupant, la planète se trouvant sous la menace d'une pollution sans précédent..
Maintenant il me semble bon de remettre un peu les esprits égarés sur le bon chemin. On a entendu diverses réactions un peu partout, allant même jusqu'à proposer un référendum sur l'utilisation du nucléaire dans notre pays !?
Alors je pose quelques questions simples à ceux qui sont en tête de ces milices en admettant que nous supprimions purement et simplement l'énergie nucléaire :
Etes-vous prêts à vous passer de votre confort ? De vos portables, ordinateurs, cafetières, sèche-cheveux, télévision et autre ? Et les centres hospitaliers ? Etes-vous prêts à renoncer aux soins en milieu hospitalier ? Etes-vous prêts à retourner à l'âge de pierre ?
Parce que râler dans le vent c'est une chose mais agir en est une autre. Pensez-vous donc qu'une autre énergie moins "polluante" puisse égaler en terme de production la puissance produite par une centrale ?
Et comment jugez-vous son taux de pollution ? Cela signifie donc que vous pensez que les autres méthodes de production d'électricité sont inoffensives ? Savez-vous que si l'on analyse le comportement de certaines personnes dans leur vie quotidienne on s'apercoit qu'elles polluent plus que toutes les techniques modernes de production ?
Et que dire de celles et ceux qui jouent les toasts tout l'été sur les plages de France et du monde ? Tiens donc on ne savait pas que le soleil produisait la même substance nocive que le nucléaire ? Oups alors les radios hein ? on ne sait pas ? ah lala çà c'est grave hein parce que je connais des gens qui passent plusieurs fois par an sous les rayons "bienfaiteurs" d'un scanner, d'un IRM ou de toute radiographie simple..
Ce logo ne vous dit rien ???
Bien sûr que çà vous dit quelque chose... Forcément ! la France est championne du monde des médications de toute sorte alors il est improbable que les râleurs et les détracteurs ne soient pas des acharnés de la consultation, en même temps que des vacanciers grille-pain qui se rendent sur leur lieu de séjour dans un gros diesel non-polluant puisqu'on voit la paille dans l'oeil du voisin uniquement...
Arrêtez donc vos simagrées et ne parlez que de ce que vous connaissez ! ce sera une bonne chose au lieu d'affoler les populations à tors et à travers en ne présentant qu'une face, celle qui vous arrange, pour vous donner bonne conscience.
L'énergie nucléaire est, à ce jour, irremplaçable. Chacune des autres méthodes pollue, que çà plaise ou non. Seules peut-être les éoliennes pourraient rivaliser en terme de pollution mais certainement pas en terme de production, nettement insuffisante pour satisfaire tout le monde. En outre il ne faut pas perdre de vue un élément essentiel : Le plutonium et l'uranium sont des éléments naturels ! comme le pétrole ou le gaz. Alors arrêtons un peu de mettre la tête dans le sable et assumons nos besoins en limitant grandement la casse.
La nature reprendra TOUJOURS ses droits et de temps à autre nous devrons faire face à des catastrophes de cet ordre. Je ne vois aucune relation avec celle de Tchernobyl ! Là il s'agissait d'une centrale vétuste et mal entretenue. Aucun élément naturel n'est intervenu et le réacteur a explosé.
Je suis, depuis 1986 suivie pour des désordres thyroïdiens. Dois-je pour autant hurler à la lune parce que de nouveau je risque de voir mon taux de Rad monter ? Je crois que ce qui me fait beaucoup sourire c'est que pendant des dizaines d'années notre pays a procédé à des essais nucléaires à ciel ouvert dans le pacifique, et que peu se sont levés contre ces pratiques. Un peu au début et ensuite ??? Le risque de contamination était pourtant largement supérieur. Et que devaient penser les hommes et les femmes qui vivaient tout près ?
Ah là je deviens dérangeante hein ? Cà oblige à passer ses propres actes au peigne fin et ce que nous y voyons n'est pas bien folichon... Restez donc bien tranquilles devant votre télé le soir ou scotchés à vos écrans d'ordi et laissez faire les professionnels. Quoiqu'on en dise ils sont compétents, on ne pilote pas un mirage ou une centrale comme on mène sa petite auto sur les routes de campagne. Ces gens là en ont dans la tête. Ils sont comme nous, ils ont des familles et ont peur pour elles. Ils mesurent les risques et parent au plus pressé jour et nuit sans relâche. Et si.. Je dis bien SI.. ils échouent et bien nous n'avons pas le droit de leur jeter la pierre, parce que pendant que nous continuons à pianoter ou à grignoter affalés sur nos canapés ou dans nos lits le clavier sous les doigts, eux bossent pour nous...
Et au risque de choquer si un référendum devait être mis en place je voterai POUR son maintien parce que notre programme en France est l'un des plus sécurisé au monde et que les supprimer chez nous ne changera rien au fait que dans certains pays elles sont vétustes et peuvent nous contaminer à tout moment. Vivre avec son temps et son confort impose aussi quelques inconvénients. Celui ci en fait partie, comme chaque fois que nous montons dans notre voiture, que nous allumons une cigarette, que nous prenons un verre ou que nous mangeons une alimentation trop riche et nocive pour l'organisme...
On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre c'est une évidence absolue.
Jean DUTOURD (1920-2011) photo google
« La mission de l’écrivain, c’est de troubler les agonies. »
« La seule chose dont on soit sûr, en ce qui concerne l’avenir, c’est qu’il n’est jamais conforme aux prévisions »
Jean Dutourd, académicien, ancien résistant, a tiré sa révérence, sans bruit, nous laissant orphelin d’une langue française bafouée par la venue des langages codés de type sms.
Il alliait avec l'élégance de son savoir et la brutalité propre aux gens défendant une juste cause le respect des convenances et du savoir-vivre et faisait preuve d'une ouverture d'esprit rare chez les personnes de sa génération. Il avait la particularité de chercher à comprendre, toujours en toutes circonstances.
Pour lui l'important n'était pas les choses que l'on a à dire mais la façon dont on les dit...
Philippe Bouvard lui rend hommage en disant de lui :
« C’était le patriarche des Grosses Têtes, c’était notre bonne conscience culturelle. De temps en temps nous l’entrainions dans nos facéties, mais nous lui devons beaucoup car il a donné aux Grosses Têtes leurs lettres de noblesse".
Jean Dutourd était un homme au savoir incommensurable. Il savait toujours tout, sobrement, sans se prendre pour un être supérieur. Il savait tout simplement, avec modestie et ne détestait pas la franche rigolade, tournant en dérision certains sujets qui le méritaient. Il avait l'humeur joyeuse et même ses coups de gueule étaient justifiés...
Conseiller littéraire chez Gallimard, il a obtenu le Prix interallié en 1952 pour son roman :
« Au Bon Beurre ».
Il était entré à l'Académie en 1978, élu au fauteuil de Jacques Rueff.
Jean Dutourd aimait aussi la polémique et l'avait dévoilé dans : Henri et l'Education nationale (1983),
« Démission des parents: action consistant à donner beaucoup d'argent de poche et peu de gifles »Gaulliste convaincu il avait mis son grain de sel après l'élection de François Mitterand dans : La gauche la plus bête du monde (1985)
Il s'est éteint le 17 Janvier à l'âge de 91 ans... Ses obsèques ont eu lieu ce matin. Un grand homme nous a quitté, la littérature se retrouve orpheline, une grosse perte pour la défense de notre belle langue française, dans toute sa splendeur. Ses écrits resteront à jamais. Nous ne l'oublierons pas.
Salut l'artiste...
Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, vivait dans un château cerné d’une fosse et sans cesse sous la surveillance de nombreux gardes. Grand inquiet il trouva des courtisans qui devaient passer leur temps à le flatter et surtout le rassurer. Damoclès, roi des orfèvres, ne cessait de le flatter en répetant qu'il avait beaucoup de chance d'être le tyran de Syracuse. Agacé, Denys lui proposa de prendre sa place pendant un an. Au milieu du festin, Damoclès leva la tête et vit qu’une épée était suspendue au-dessus de lui, et qu'elle n’était retenue que par un crin du cheval de Denys. D'autres prétendent que cette épée était suspendue par le tyran Denys lui-même. Ainsi il montra à Damoclès que son rôle de tyran possédait deux faces, la puissance et la mort.
A notre époque on utilise cette expression pour définir une situation qui indique que désormais la personne n'a plus le droit à l'erreur. Bien entendu dans des faits importants et mettant en péril un aspect important de la vie : liberté, santé, etc... C'est en quelque sorte un dernier avertissement, une forme de sursis.
Ce roman est le cinquième volume des Rougon-Macquart. Il est la continuité parfaite du précédent en ce sens qu'il se situe toujours dans le monde clérical. Dans celui-ci Zola va beaucoup plus loin et ne cache pas ses idées pro-calviniste bien qu'il ne le reconnaisse qu'implicitement et à plusieurs reprises il s'était prononcé contre le célibat des prêtres. En 1874 Emile Zola avait commenté " la tentation de Saint-Antoine", commentaire adressé au Sémaphore de Marseille, qui avait censuré toute la partie religieuse de la critique. Il s'en était confié à Flaubert dans une lette qu'il lui adressait le 9 Avril 1874. Frustré de cette découpe c'est donc dans " La faute de l'abbé Mouret" que l'écrivain avait abordé l'histoire d'une tentation : celle d'un homme de religion. Ce cinquième roman se démarque de l'ensemble de l'oeuvre en ce sens où il est plus instinctif, qu'un pur produit du naturalisme*genre littéraire opposé au romantisme. Il est toutefois parfaitement intégré puisque l'on y retrouve toujours cette opposition latente en toute chose. Serge Mouret élevé dans la foi, qui a des principes et des interdits, et Albine qui est athée. Là où la prouesse de l'auteur est exceptionnelle c'est que la présentation d'Alvine, ses motivations et son comportement ne font pas d'elle une impie mais une femme au sens originel du terme, illustrant l'amour simple et non-raisonné, indemne du pêché. Dans l'ouvrage précédent Zola dépeint le prêtre avide de pouvoir et de reconnaissance; dans celui-ci l'homme d'église tombe amoureux et découvre les tourments du désir charnel. On voit dans ce volume poindre la notion qui oppose le christianisme au catholicisme. Chacun mêlant dans son pot, à sa sauce, les ingrédients qui lui conviennent au moment où çà lui convient ( tels les bourgeois pseudo-puritains qui se dévergondent dans les cabarets par exemple mais tiennent à faire bonne contenance en perpétuant les traditions ). Ce livre met en lumière l'hypocrisie d'une société prétendument pure et respectueuse des conventions sociales en dénonçant l'amour entre un prêtre ayant fait voeu de chasteté et d'une femme( forcément mauvaise) qui signe sa perte spirituelle. Ils sont rabaissés au rang animal dans une relation bestiale. Fait rare dans cette grande saga, une fin dramatique peu commune. A mon sens cet ouvrage est un pur chef-d'oeuvre à tous les niveaux, le meilleur des vingt volumes que compte "les Rougon-Macquart", malgré de lourdes critiques lors de sa sortie.
Serge Mouret, prêtre dans un petit village, vit avec sa soeur Désirée et sa servante la teuse. Il pratique sa foi avec force et conviction. Alors qu'il est en compagnie du Docteur Pascal, Albine apparait brièvement puis disparait parmi les fleurs. Cette vision furtive fera battre son coeur de plus en plus jusqu'à lui donner la fièvre. L'amour vient de s'emparer de lui. Amour réciproque que la morale réprouve. Le combat intérieur d'un homme d'église qui en oubliera tout pour l'amour d'elle. Elle qui mourra pour l'amour de lui... Le tout avec le style et la richesse d'expression propre à Zola.
* Le naturalisme est l'art de parler d'évènements proches, vérifiables et réalistes. Le romancier prépare un plan et passe de longs moments à préparer la mise en forme de son ouvrage. De nombreuses notes sont prises. Peu de place à l'imagination puisque lorsque le plan est terminé le livre est quasiment écrit. Par opposition au romantisme où l'écrivain travaille à l'instinct et monte sa trame au fur et à mesure qu'avancent ses écrits. Bien souvent il ne sait pas à l'avance ce que çà donnera ( Georges Sand écrivait ainsi). Le naturalisme n'enlevant rien au talent de l'auteur s'il en a et ne lui en rajoutant pas s'il n'en a pas..
Paul Verlaine est né à Metz le 30 Mars 1844 et s'est éteint à Paris le 8 Janvier 1896 d'usure prématurée, probablement dûe à la consommation excessive d'absinthe qu'il appréciait particulièrement. Il est le précurseur des "poètes maudits". Il utilise les rythmes impairs et les assonances et sa façon de créer ses textes et poésies est unique et ne répond pas aux normes utilisées jusqu'à présent. Cela en fera un poète d'exception, tout en émotion, dépeignant les paysages en demi-teinte. Le maitre des clairs-obscurs. A la suite du décès de son père il s'installe avec sa mère à Paris où il fréquente les salons littéraires. En 1866 il participe au "Parnasse contemporain". Il y publie les "Poèmes saturniens" qui comporte "chanson d'Automne, dont quatre vers seront très connus puisque utilisés par radio Londres : " Les sanglots longs des violons de l'automne.. " suivi de : " Blessent mon coeur d'une langueur monotone." On sent l'influence qu'a sur lui un autre poète maudit : Baudelaire. Verlaine a des penchants contre lesquels il lutte avec acharnement et c'est ainsi qu'en 1870 il épouse Mathilde Mauté pour qui il vient de composer : "La bonne chanson". La France entre en guerre contre la Prusse et l'empire Allemand est proclamé à Versailles. Verlaine qui prend parti pour la Commune doit quitter Paris avec sa famille. A leur retour à Paris il fera une rencontre qui bouleversera sa vie. Il révélera ses penchants homosexuels et s'enfuiera avec son amant : Arthur Rimbaud. Cet amour le rendra prolifique et il écrira presque tout le recueil des "Romances sans paroles" pendant sa fuite amoureuse. En 1873 à la suite d'une dispute il tire sur Rimbaud avec un révolver et le blesse à la main. Celui ci apeuré se rend à la police et porte plainte. Verlaine sera emprisonné deux ans, jugement très sévère quand on sait que Rimbaud a immédiatement retiré sa plainte... En cellule il écrira deux recueils : "Cellulairement" et "sagesse" qui ne seront jamais publiés mais dont les écrits serviront pour d'autres oeuvres qu'il créera par la suite : "Jadis et naguère" et "Parallèlement". En 1883 il se fera connaitre en publiant dans "Lutèce" une première partie des poètes maudits dont font partie Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé et Tristan Corbières. En 1887 alors qu'il est de plus en plus connu il sombre dans la misère noire. Les recettes de ses ventes ne lui fournissent que le souper et sa situation se détériore tant et si bien qu'il passe beaucoup de temps à l'hopital. En 1894 il connait enfin la consécration en étant sacré "Prince des poètes" et on lui attribue une pension de subsistance. Paul Verlaine très fougueux aura connu la prison très vite remplacé par l'hopital. Il consacrera deux ouvrages à ces deux endroits : "Mes prisons" et "Mes hopitaux", poésies en prose qui valent le détour.
Paul Verlaine (1844-1896)
Cet auteur est à mon sens le meilleur poète qu'il nous soit donné de lire tant l'émotion transparait dans chacun de ses textes, l'auto-biographie y est toujours latente, et sa sensibilité y est sublimée. La fougue qu'il manifeste dans la vie de tous les jours laissant la place à l'âme de l'homme qu'il est. Rimbaud aura une influence prépondérante sur la couleur des écrits et sur leur intensité.
Comme suite logique quelques oeuvres choisies, souvent très connues parce qu'il est plus facile de présenter quelqu'un de cette façon, dans un premier temps, pour continuer plus tard sur des oeuvres plus méconnues mais tout aussi merveilleuses si ce n'est plus pour certaines...
Chanson d'automne (1)
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
A Madame X...
En lui envoyant une pensée
Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?),
Vous m'envoyâtes, fraîche éclose,
Une chère petite rose,
Frais emblème, message pur.
Elle disait en son langage
Les "serments du premier amour",
Votre coeur à moi pour toujours
Et toutes les choses d'usage.
Trois ans sont passés. Nous voilà !
Mais moi j'ai gardé la mémoire
De votre rose, et c'est ma gloire
De penser encore à cela.
Hélas ! si j'ai la souvenance,
Je n'ai plus la fleur, ni le coeur !
Elle est aux quatre vents, la fleur.
Le coeur ? mais, voici que j'y pense,
Fut-il mien jamais ? entre nous ?
Moi, le mien bat toujours de même,
Il est toujours simple. Un emblème
A mon tour. Dites, voulez-vous
Que, tout pesé, je vous envoie,
Triste sélam, mais c'est ainsi,
Cette pauvre négresse-ci ?
Elle n'est pas couleur de joie,
Mais elle est couleur de mon coeur.
Je l'ai cueillie à quelque fente
Du pavé captif que j'arpente
En ce lieu de juste douleur.
A-t-elle besoin d'autres preuves ?
Acceptez-la pour le plaisir.
J'ai tant fait que de la cueillir,
Et c'est presque une fleur des veuves.
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l'ignore.
Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Green
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.
J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.
Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers,
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête.
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.
Il pleure dans mon coeur
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ? nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
Clair de lune
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.
Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
Te souvient-il de notre extase ancienne?
Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? Non.
Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! C'est possible.
Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
Spleen
Les roses étaient toutes rouges,
Et les lierres étaient tout noirs.
Chère, pour peu que tu te bouges,
Renaissent tous mes désespoirs.
Le ciel était trop bleu, trop tendre
La mer trop verte et l'air trop doux.
Je crains toujours, ce qu'est d'attendre!
Quelque fuite atroce de vous.
Du houx à la feuille vernie
Et du luisant buis je suis las,
Et de la campagne infinie
Et de tout, fors de vous, hélas !
Nevermore
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détonne.
Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :
« Quel fut ton plus beau jour ? » fit sa voix d’or vivant,
Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisais sa main blanche, dévôtement.
Ah ! les premières fleurs, qu’elles sont parfumées !
Et qu’il bruit avec un murmure charmant
Le premier oui qui sort de lèvres bien-aimées !
(1) Chanson d'automne a été publié par diverses maisons d'édition, des plus connues aux plus anonymes. J'ai récemment lu ce poème dans une édition supposée regrouper les plus grands poèmes classiques tout auteurs confondus et à ma grande désolation celui ci était tronqué. Je précise donc ce fait :
On doit bien lire : ... blessent mon coeur d'une langueur monotone et non : ... bercent mon coeur d'une langueur monotone.
LES CHEVAUX D'ACHILLE
A la vue de Patrocle sans vie,
lui, si vaillant, si vigoureux, si jeune,
les chevaux d’Achille se mirent à pleurer,
leur nature immortelle se révoltait
devant ce spectacle de la mort.
Ils remuaient leurs longues crinières,
secouaient leurs têtes, battaient la terre,
ils se lamentaient sur Patrocle, à présent sans âme,
ravagé, un rebut de chair sans vie ,
son esprit disparu, sans défense, sans souffle,
rendu de la vie au grand Rien.
Zeus, voyant ses chevaux immortels en larmes, fut touché.
“Aux noces de Pylée” dit-il,
“Je ne devais pas me laisser à mon impulsion,
on n’aurait pas dû vous donner, mes pauvres chevaux.
Votre place n’était point parmi les humains,
ces pitoyables jouets du destin.
Vous, que ni la mort, ni la vieillesse n’atteignent
vous êtes en train de souffrir de misères temporelles,
participant aux malheurs des hommes”.
Pourtant, les deux nobles bêtes, versaient toujours leurs larmes
devant l’indicible désastre de la mort.
av. 1911 – 20
K. Kavafy
( d'après l'Illiade d'homère )
Avec ce second ouvrage Zola met le doigt de façon plus incisive sur les relations Rougon et Macquart et sur les influences croisées, de même que sur la prépondérance de la transmission des caractéristiques de l'aïeule Adélaïde. Ainsi, Aristide le fils de Pierre Rougon développe t-il les vices de Macquart, le bandit, l'homme des chemins sans foi ni loi. Aristide veuf de sa première femme qui lui a donné deux enfants : Clotilde et Maxime décide de monter à Paris. Sa soeur Sidonie lui permettra de rencontrer Renée Béraud du Chatel, riche jeune-fille qui lui apporte argent et terrains. Terrains qui lui offriront l'opportunité de se lancer dans les spéculations immobilières, relancée par les travaux d'Haussmann. Il compte acheter à faible coût des terrains qu'il revendra à la ville de Paris, ayant eu vent des gigantesques projets encore sur plans. Il échangera alors son nom de Rougon contre celui de Saccard pour prouver qu'il a l'intention de mettre à sac le marché et se remplir ainsi les poches. Il réussira mais à cause de son train de vie et ses dépenses énormes et inconsidérées il n'obtiendra pas le résultat escompté à la fin...
Renée s'ennuie à mourir et n'a pour tout intérêt que sa serre. Maxime rejoint son père à Paris et Renée tombe amoureuse de lui. Bien qu'elle ait plusieurs amants elle continue de s'ennuyer tant si et bien qu'en devenant la maitresse de Maxime elle commettra l'inceste. Dans le même temps Aristide connait ses premiers déboires financiers et il songe alors à escroquer sa femme pour se refaire. C'est lors d'une fête qu'il découvrira l'infidélité de sa femme et l'infâmie de son fils. Maxime qui s'est fiancé entre temps quitte Renée. La famille éclate et la débâcle financière se confirme. Renée mourra peu de temps après le mariage de Maxime.
La curée comme son nom l'indique est l'épreuve de force. La montée en puissance par tous les moyens même les plus vils et les plus bas. On y trouve aussi un fond de morale latente en voyant Saccard se débattre dans les soucis financiers. Finances qui ne lui appartiennent pas et qu'il dilapidera dans des spéculations hasardeuses et un train de vie trop élevé. La curée c'est aussi la douleur de Renée, son ennui perpétuel. L'impression de fragilité et de faiblesse qu'on sent en elle sauf face à Maxime où c'est elle qui dirige. S'ensuit sa lente descente dans l'univers de la dépravation multipliant les aventures adultère pour clore sur l'inceste, infâmie suprême. Avec cet ouvrage nous entrons dans le monde de la sauvagerie pour la course au pouvoir. On y décèle la précarité de l'illusion du matérialisme . L'être et le paraître s'entrechoquent et à la fin de l'ouvrage le constat s'impose. Cette faune est vide et creuse et leur vie construite sur du vent s'effondre à la moindre erreur.
Un style riche et limpide, cet opus se lit facilement. Les décors somptueux décrits par Zola enchantent et c'est là tout son art que cette capacité à décrire la noirceur des hommes tout en donnant un plaisir immense à lire...
NB : on me demande pourquoi je mets en illustration la version livre de poche. Je suis tentée de répondre : et pourquoi pas ? en effet le support d'une oeuvre m'importe peu et le livre de poche présente un intérêt majeur : il est transportable facilement, on le fourre dans son sac, il est peu cher, facilement remplaçable.. etc.. Je reste accroc aux oeuvres contenues dans les ouvrages. A quoi donc servirait une collection reliée cuir si l'on ne lit pas ? Et quand on aime lire les livres on les maltraite bien involontairement rien qu'à les manipuler. Dans tous les cas plusieurs versions existent dans diverses maisons d'édition, chacun peut choisir à son gré. Un conseil toutefois : prenez toujours en version intégrale originale.
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