pensées

Friedrich Nietzsche

" Ce qui ne me tue pas me rend plus fort "

Célèbre citation* extraite de :

full-378w.jpegFriedrich Nietzsche (1844 - 1900)

 

Friedrich Nietzsche, philosophe et poète allemand, né à Rökken le 15 Octobre 1844, mort à Weimar le 25 Août 1900 révèlera dans une oeuvre conséquente sa "pensée Nietzschéenne", ,naturaliste . En constante évolution et parfois en parfaite opposition selon la période à laquelle son oeuvre fut dévoilée. Les faits psychologiques trouvant, d'après lui, une explication physiologique, sans pour autant sombrer dans le matérialisme. Matérialisme ouvertement rejeté par le philosophe. L'un des auteurs les plus difficiles à comprendre et à interpréter. Phénomène produit par l'écrivain lui même, selon la période de sa vie et le courant de sa pensée à un moment donné, ou différence d'interprétation et de perception selon le lecteur lui même...

En optant délibérément pour l'aphorisme dès son "Humain, trop humain" Nietzsche ferme la porte de la compréhension  aisée au lecteur pressé. Il souhaite par ce choix réserver ses œuvres aux seuls initiés et passionnés. D'aucuns, dont je fais partie, considèrent cette partie de ses écrits comme un gigantesque puzzle littéraire qu'il faut reconstituer avant d'en percevoir le génie.

Ses dernières créations verront un retour à l'écriture plus traditionnelle et sensitive. beaucoup plus fluide marquant sa volonté d'être compris et perçu par le plus grand nombre.

Nietzsche par l'expression de sa pensée tend à se rapprocher singulièrement d'auteurs tels que David Hume (1711 - 1776) ou encore Sigmund Freud (1856 - 1939). Il apparait, bien que cela soit en fait beaucoup plus complexe que çà, que Nietzsche valorise le corps et la physiologie au détriment des valeurs de l'esprit et de la psychologie.

Bien qu'appréciant personnellement toute forme d'expression philosophique, je n'adhère pas à la pensée Nietzschéenne, ses concepts de l'évolution des valeurs me semblant par trop subjectifs et rigides et parfois, en contradiction avec certaines tendances qu'il laisse entrevoir et qui, soit le rapprochent de Freud, soit l'en éloignent diamétralement.

Il n'empêche que certains de ses aphorismes méritent amplement qu'on s'y attarde, ne serait ce que pour tenter de comprendre un peu mieux l'enchevêtrement de pensées qui se bousculaient dans son cerveau exempt de valeur psychologique consentie par lui.

Quelques décennies après sa mort ses écrits furent l'objet d'une interprétation à des fins d'utilisation dans la propagande nazi. Nul doute que l'auteur, s'il avait été encore vivant, n'aurait pas avalisé une telle démarche... Ceci n'engage que moi mais c'est la sensation que me laissent ses écrits.

Ses œuvres :

  • Naissance de la tragédie (1871 - 1872)
  • Vérité et mensonge au sens extra-moral (1873)
  • Considérations inactuelles (1873 - 1876)
  • Humain, trop humain (1878 - 1880)
  • Aurore (1881)
  • Ainsi parlait Zarathoustra (1885)
  • Par delà bien et mal (1886)
  • Le gai savoir (1882 - 1887)
  • Généalogie de la morale (1887)
  • Le cas Wagner (1888)
  • Crépuscule des idoles (1888)
  • L'antéchrist (1888)
  • Ecce homo (1888)
  • Nietzsche contre Wagner (1889)

 

Quelques une de ses citations :

  • "On paie mal un maître en ne restant toujours que l'élève"
  • "Parler beaucoup de soi peut être un moyen de se dissimuler."
  • "Ce qui me bouleverse, ce n'est pas que tu m'aies menti, c'est que désormais je ne pourrais plus te croire"
  • "Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié"
  • "Nul vainqueur ne croit au hasard"
  • "On en vient à aimer son désir et non plus l'objet de son désir"
  • "Les pensées sont les ombres de nos sentiments"
  • "Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont"
  • "Le poison dont meurt une nature plus faible est un fortifiant pour le fort"
  • "L'addiction, derrière le plaisir une douleur se construit"
  • "L'ami doit être passé maître dans l'art de deviner et dans l'art de se taire"
  • "L'artiste a le pouvoir de réveiller la force d'agir qui sommeille dans d'autres âmes"
  • "Le bonheur c'est de continuer à désirer ce qu'on possède"

 

"Ce qui ne me tue pas me rend plus fort" : *citation extraite de "Le crépuscule des idoles". Contrairement à une croyance populaire très répandue il ne s'agit pas d'un dicton mais bel et bien d'une citation.


Hommage


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Jean AMADOU

 

Il y a peu de temps je découvrais "Les florilèges" de ses billets d'humeur d'europe N°1. Je n'ai d'ailleurs toujours pas terminé son "Journal d'un bouffon". Un régal pour qui, comme moi, aime le bien écrit qui suit toujours le bien dit. Il y relate ses aventures sur Europe 1 sans hargne, avec délicatesse dans un français parfait. J'aime cette façon légère tout en restant sérieuse de dire leurs vérités à qui le mérite...

Jean Amadou figure emblématique des grosses têtes de Philippe Bouvard avait commencé sa carrière dans un théatre lyonnais. Dès 1958 c'est en qualité de chansonnier qu'il se produit au théatre de dix heures. C'est aux côtés de Jacques Mailhot qu'il se laisse séduire par des satires politiques sur les planches du théatre des deux ânes. France Inter, Europe 1 et RTL verront avec plaisir cet homme de savoir officier sur leurs stations.

Il ne s'arrêtera pas là et viendra mettre son grain de sel dans des émissions de télévisions très connues telles que le bébète show et tournez manège.

Il était né le 1 Octobre 1929 à Lons-le-Saunier. Il vient de nous quitter à Paris ce 23 Octobre 2011

Les mots ne suffisent pas face à une carrière aussi impressionnante. Quelques extraits en guise d'hommage. Ne serait-ce que pour entendre à nouveau cette voix distiller ce savoir incommensurable...

 

Salut l'Artiste...

 

Patience

Luis ROYO

 

Je ne reprends pas d'articles blog non littéraires ici. C'est uniquement pour faire une petite apparition rapide et prévenir que je suis toujours là mais débordée donc impossible de poursuivre la saga d'Emile Zola commencée il y a deux mois. Je reviendrai bientôt. En attendant vous pouvez toujours me trouver sur mon blog privé, pour les intimes à qui j'ai donné le lien sur demande, où je continue de publier mes émotions et mon quotidien ainsi que les écrits perso. Encore quelques semaines de patience, et mes objectifs prioritaires seront atteints et je serais alors très disponibles pour les à côtés...

La petite phrase du jour qui me vient à l'esprit compte tenu des évènements des dernières 24 heures : La fortune sourit aux audacieux, dicton applicable au sens figuré bien sûr, fortune voulant dire toutes sortes de choses suivant le moment et les aléas ou providences de la vie... A méditer calmement. Le soleil derrière les nuages pour peu qu'on veuille le voir. Sera-t-il au rendez-vous ? Nul ne peut le dire mais rien de fâcheux n'arrive et comme dit une amie très chère et qui a maintes raisons de le dire : Il n'y a que la mort de grave le reste n'est que pécadilles...

A Bientôt donc...

 NDLA :Pour raison personnelle je ferme les commentaires ici... je n'aurais pas le temps d'y répondre de toute façon...

Prince Alpha

PRINCE ALPHA

  

C’est une histoire à raconter,

Au coin du feu, les soirs d’hiver,

Que ce loup qui se prit à aimer,

Une louve au cœur solitaire.

Quand leurs deux âmes se sont croisées,

Sans même qu’ils y prêtent attention

Leurs esprits se sont mélangés,

Venait de naître une passion.

Mais le destin traîtreusement,

Tenta des coups, des maléfices,

Et plaça insidieusement

De très grands trous, des précipices.

Sans y penser, comme par magie

Les écueils ils ont évité

Aidés par on ne sait quel esprit,

Ils ont enfin pu se trouver.

Une histoire vraie, un conte de fée,

Qui se raconte dans les chaumières

Pour prouver à l’humanité

Qu’un loup çà n’est pas sanguinaire.

Même si parfois, lors des ébats,

Lorsque leurs corps sont en émoi,

Au moment de l’ultime instant,

C’est une lutte presque un combat.

Là il est temps de les laisser

Avancer, construire leur avenir,

S’éloigner sur la pointe des pieds

Peut-être un jour pour revenir.

En attendant dans le grand bois,

Parfois même jusqu’au petit jour,

On entend le grand mâle alpha

Pousser ses hurlements d’amour.

  

Ecrit perso du 20 Mai 2007 ( dépôt légal )

  

Muriel Alexandre Langlet  2007-2010 - Tous droits réservés.

Propriété intellectuelle. Toute reproduction même partielle, toute copie, modification ou utilisation même à des fins privées est strictement interdite sans mon consentement écrit.

 


 

Force et conviction ...

Les mois se suivent, et ne se ressemblent pas et c'est heureux qu'il en soit ainsi... Au fil du temps qui passe et dont on n'a conscience qu'après coup, on engrange une foule d'expériences qui, quelles qu'elles soient, nous sont profitables, pour éviter les ecueils identiques, qui se présentent et que l'on reconnait, ou pour en négocier de nouveaux, que nous devons étudier, souvent un certain temps avant de les aborder pour les franchir aisément. Le plus aisément possible en tous cas... Il y a de cela quelques mois, certains me semblaient l'himalaya, j'ai compris depuis que chacun n'est qu'un infime caillou,  ils sont plusieurs collés les uns aux autres et c'est individuellement qu'il faut les égrenner pour en venir à bout. Il en est de même des objectifs, des projets, des rêves aussi... Ils changent, évoluent, se modifient au hasard des évènements qui se présentent. On les adapte au comportement de notre entourage, pour finalement prendre conscience qu'ils sont nôtres à part entière, et ne meurent pas même si d'autres choses s'éteignent et disparaissent... C'est la force de penser, la force d'avancer qui nous stimule et nous donne un autre regard, une autre façon de réagir et d'agir. Cette conscience qui est notre moi profond, ensoleille les recoins que l'on croyait trop sombres, illumine notre vie de nouveaux idéaux, ou de nouvelles perspectives alors même que celles en cours ne sont pas encore atteintes, bien que l'on sache l'issue à l'avance. L'intuition est un élément fondamental dans la progression, elle est là en nous, nous guide et nous envoie des signaux que nous percevons immédiatement mais ne comprenons et ne pouvons analyser, bien souvent, que beaucoup plus tard à la lumière d'un futur devenu passé... La conviction que le cheminement qui s'est enclanché est le bon puisque l'on a senti longtemps avant que c'est ainsi que cela se produirait, que cela avancerait, éclairé par le savoir, le ressenti qui a été présent et très fort pour en faire une certitude.. Philosophie intérieure, analyse personnelle et laissé glisser de quelques pensées éparses, qui ne s'entrechoquent pas, mais se complètent... Bientôt un témoignage, celui du cheminement d'une volonté sans faille, d'un vouloir absolu, que rien n'a su entamer ou diminuer pas même la plus belle chose au monde, pas même le risque de sa perte annoncée. La force de la conviction que l'on doit faire pour soi ce qui est bon, uniquement pour soi, pour que jamais aucun regret, quand la fin sera proche, ne vienne entacher une vie bien remplie et dont il reste encore tant de pages à écrire... Peut-être un idéalisme total, dont l'écho n'est pas revenu dans son intégralité, marquant des blancs troublants, des vides trop grands à combler ou bien est-ce là encore la volonté de croire que c'est ainsi que çà doit être et donc ainsi que cela sera ? J'ai déjà eu à maintes reprises ces questions fondamentales qui se sont présentées. Elles ne me restent pas à l'esprit parce que justement aujourd'hui j'ai compris une chose essentielle : j'ai une force de caractère hors du commun, j'encaisse en peu de temps ce que d'aucuns mettent des années à digérer. Est-ce une nature ? ou plutôt une façon de s'être aguerrie ? Sans doute un peu des deux je pense... Parfois çà peut sembler effrayant, inquiètant. Comme si les évènements ne faisaient que m'effleurer, juste du bout de l'âme, juste un tout petit peu.. Et aussitôt est mis en évidence l'aspect positif, le bon côté car quelques soient les drames ou les joies que nous vivons il y a toujours deux facettes opposées; la noire et la blanche, la claire et la sombre, la bonne et la mauvaise... Il suffit de gérer le négatif en premier et il reste beaucoup de temps pour prendre en compte tout le côté positif de tout moment de la vie... C'est la vie, elle est ainsi faite, cette force qui se dégage apporte aussi autour de soi, l'on recherche notre compagnie principalement pour ce trait de caractère... Quelques phrases reçues ces quelques derniers jours ont pris un sens différent, sont devenues évidentes... Ne pas être comme tout le monde n'est pas toujours péjoratif, tout dépend de l'interprétation que l'on en fait. Je ne l'avais jamais perçu sous cet angle... A l'aube d'un demain qui va être tout ou rien... La dernière chance en quelque sorte, dernière tentative, puisque dame nature n'acceptera pas plus qu'elle n'a déjà bien voulu supporter, mais toujours la force et la conviction d'avoir fait le bon choix...

 

Pensées intimes le 29 Juin 2010

Les jours avec...

 

Marlène et Jimmy

Marlène ma fille et Jimmy

Ce matin mon horoscope m'annonçait une bonne surprise en fin de journée. Je lis çà d'un oeil sans y croire plus que çà, comme tout le monde plus par habitude qu'autre chose. Et pourtant... Il y a un peu plus d'une heure, alors que je prépare l'article sur Emile Zola, le mp3 sur les oreilles,  les chiennes sont agitées et vont de bas en haut.. Puis la plus jeune Victoria, qui doit trouver mon immobilisme agaçant vient me donner des coups de tête en aboyant violemment. Cà n'est pas dans ses habitudes alors je retire le casque et me décide à aller voir ce qui cloche.. A la porte-fenêtre Jimmy mon gendre tente de voir si je suis là.. Ma fille est montée de Valras avec sa petite famille !!!! Je n'étais pas au courant, et c'est une super surprise.. Dans la semaine mon autre fille va venir aussi avec les siens... Des années que çà n'est pas arrivé, ici, là où elles ont grandi... Beaucoup d'émotions positives. Ils restent une semaine entière tous les quatre. Semaine qui va être bien remplie... Ils logent à Reims chez un cousin mais vont être là souvent...Je mets quelques photos, j'en mettrai  d'autres plus tard, de ce séjour...

Emma et Lucas

Emma à gauche, et Lucas à droite mes petits-enfants

QUE DU BONHEUR !!!

quelques photos à la suite...

 

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L'envie ...

Luis Royo 

Une foule d'émotions et de sentiments se bousculent, de moments de joie en moments de désespoir. De ceux où le laisser aller domine à ceux où l'énergie déborde de toutes parts... Tantôt rien ne sort et le papier reste vierge, sans forcer, inutile de vouloir les extirper, çà n'est pas le bon instant, pas encore, pas tout de suite... Soudain, sans y prendre garde, le papier est là et le stylo de lui même enchaine à une vitesse impressionnante les idées qui sortent à un débit vertigineux, les phrases se mettent alors en place toutes seules, sans aucun effort, nul besoin d'avoir conscience de ce qui se profile, nul besoin de rectifier ou modifier quoi que ce soit... çà coule comme un torrent limpide et çà se construit sans douleur... Rien ne peut laisser présager quel sujet sera dominant, sortie d'une période de doutes intenses et le texte pourra être très noir comme il pourra rayonner de mille feux braqués vers l'espoir et l'avenir... Souvent, toutefois il y a un rapport avec le vécu, pas forcément récent... Tout dépend du temps de rétention... Les émotions négatives, les chagrins, les douleurs sont les plus difficiles à exprimer et mettent souvent un temps retard dans l'expression pour s'exorciser quand le soleil brille de nouveau... Curieuse étude que cette auto-analyse de l'expression. Les dates systématiquement indiquées en sont la meilleure référence... Combien de temps après un évènement ? aucune relation d'un vécu à l'autre... Une joie, un bonheur verra son expression presque instantanément, voire au moment même où cela se produit... A l'intérieur c'est l'explosion et le portable et son bloc-notes deviennent très précieux pour ne rien perdre de ce qu'il est nécessaire de conserver. C'est un besoin bien plus qu'un travail... Comme une force vitale qui a besoin de sortir tout autant que la lave sort du volcan au moment de l'éruption... On imagine souvent un effort laborieux, des ratures, des rectifications de toutes sortes.. de longues heures pour rédiger un texte, parfois même des reprises et de nombreuses remises en question mais en réalité il n'en est rien.. la plupart des nouvelles courtes prennent à peine dix minutes tant le flot est intense. Les textes, pour les plus longs n'ont jamais été sur plus d'une semaine... Je parle bien entendu de création pas d'execution pour une autre personne qui demande une appropriation et une plongée dans le vécu de quelqu'un d'autre. Tout aussi passionnant, plutôt vécu du côté "travail" que du côté "thérapie" perso cependant... Pas la même approche, pas la même façon de réaliser l'écrit. Plus reposant d'une certaine façon tout en étant moins purgatif.. Pas simple à expliquer ce qu'est la maladie de l'écriture... Est-ce pour transmettre quelque chose à autrui ? Que nenni ! même pas... Juste le besoin d'exprimer à huis clos comme çà tout de suite, de manière impérieuse presque vitale une tranche de vie, un moment ou une fiction sortie de l'imaginaire... Une idée qui germe et sur laquelle va se greffer toutes sortes de situations dont certaines seront issues du vécu du rédacteur... La rédaction d'un livre est plus complexe, naît d'abord l'idée, puis l'atmosphère qui se construit, il faut à ce stade construire une trame avec les personnages, les lieux et les grands évènements pour ne pas construire quelque chose de fouillis ou d'ingeste par trop de répétitions qui ne manqueraient pas de se produire sans cette mise en place préalable. Ce guide de la pensée. Ce travail effectué avec soin permettra ensuite d'écrire à "l'instinct" de la même manière qu'on écrit les nouvelles en procédant par chapitres et en laissant germer les idées nouvelles au fur et à mesure que l'ouvrage avance et selon que l'on soit satisfait du résultat, si la tonalité que l'on veut transmettre est présente... Il est inutile de préciser que l'on ne rédige pas un courrier administratif de cette façon là... Là il est question de rigueur, et l'on établit un courrier qui doit être clair et concis et dont toute émotion doit être parfaitement absente...

Pensée et expression de l'expression écrite justement, la plus noble..Je crée personnellement avec une feuille et un stylo ou n'importe où avec mon portable à qui je confie une foule de petites choses qui naissent en des lieux parfois incongrus. Quand çà me prend. Les poésies sont presque toutes construites ainsi...

Luis Royo

En illustration deux dessins de Luis Royo, mon artiste préféré.

Oeuvres sous copyright et protégées par les droits d'auteurs.

La messagère

Sensation pure

 La Messagère

Elle se réveille en sursaut en cette mi-avril, il fait toujours nuit et elle cherche fébrilement de la main la présence rassurante qui a bercé ses nuits des années durant... Les brumes du sommeil s'estompent et elle se souvient alors... La solitude, sa compagne privilégiée, devenue son quotidien, lui revient en mémoire. Une larme roule doucement le long de sa joue, elle restera unique, il n'en reste plus suffisamment pour apaiser sa souffrance et malgré l'heure très matinale elle se lève, bien décidée à ne pas se laisser gagner par le passé, qui fait d'elle un pantin gonflé d'émotions négatives... Une sensation particulière l'a assaillie alors qu'elle était encore à demi-consciente. Cà n'était pas un cauchemar qui l'avait tirée de sa torpeur mais une présence, elle en était sûre. Une vision floue lui était apparue brièvement et c'est de manière imprécise qu'elle tentait de se remémorer les traits inconnus... Qui était-elle donc ? Et quel message pouvait-elle bien chercher à lui transmettre ? Elle n'avait rien laissé de concret, juste des émotions, des images, une forme de communication codée... La jeune-fille de la nuit était déjà venue lui rendre visite au  cours des mois précédents mais rien ne laissait penser à une visite volontaire; un rêve plutôt et elle n'avait pas songé une seule seconde qu'il pouvait s'agir d'une messagère accomplissant une mission qui semblait lui tenir à coeur, compte tenu de son insistance et de la fréquence de ses apparitions. Ce matin elle avait été plus insistante qu'à l'ordinaire et en sirotant son café elle ne pouvait s'empêcher d'y penser comme si leurs âmes avaient communiqué, à son insu... Une foule de questions se pressaient... Depuis quelques temps il lui arrivait nombre de visions et sensations de cet ordre et elle ne voyait pas quel rapport ils pouvaient avoir entre eux. Tout avait réellement commencé au lendemain de son veuvage, après que les démarches et accomplissements douloureux aient été terminés... Il lui était alors apparu heureux et confiant. Pour la première fois "elle" était à ses côtés et ils semblaient rayonner comme pour dire qu'il fallait trouver la sérénité et que désormais, plus rien ne s'opposait à un avenir radieux. Elle sortait toujours très fatiguée lorsque ses pensées étaient envahies de la sorte. Elle ne parvenait toujours pas à comprendre la signification de ce qu'ils tentaient de lui insuffler. Inquiète pour son équilibre mental elle en avait même parlé au thérapeute qui la suivait depuis le suicide de son mari. Celui ci comportementaliste croyait plus en une façon d'intégrer la mort de manière constructive au quotidien qu'à de réelles visites d'entités durant son sommeil. Il était satisfait de voir l'évolution positive et le déni de responsabilité que cela entraine, responsabilité engendrée par de tels drames au sein des familles... Au lendemain des obsèques il était donc accompagné mais aucune visualisation n'avait été possible. Il n'était pas seul mais aucune réalité vraie n'était près de lui. Ce matin là dans sa fin de sommeil,  c'est elle, qui lui était apparue, seule... Au premier abord çà ne pouvait être en relation avec aucun fait de sa vie actuelle. Elle ne voyait aucun rapport de près ou de loin..  Un an après pourquoi cette personne revenait-elle lui parler ? Qu'avait-elle donc à lui dire ? Cette fois ci elle n'en parlera à personne, elle gardera pour elle, inutile d'inquièter et de risquer de passer pour une folle. Convaincue que certaines âmes continuent d'errer autour de ceux qu'ils ont aimé et qui les ont aimés jusqu'à ce que, apaisés, ils puissent rejoindre ceux partis avant eux; quand le message qu'ils veulent transmettre est passé, quand l'amour et la vie ont repris leurs droits... Peut-être est-ce aussi le fait d'y croire qui les provoque ? Peut-être n'ont-ils aucune réalité que dans l'esprit de celui ou celle qui les vit ? Elle ne souhaitait pas un débat d'idées, elle croyait ce qu'elle ressentait, elle n'avait aucun doute et la seule question qui se posait à elle était ce "pourquoi ?" auquel elle ne trouvait aucune réponse raisonnable. Il était venu la voir seul, puis très vite un nuage l'accompagnait comme l'ayant attendu et accueilli à son arrivée, et elle, dans son grand lit froid, même si cette idée la réconfortait, ne comprenait rien à ce qui se passait... Aujourd'hui, jour du premier anniversaire de ce départ brutal, une commémoration difficile et les images revenaient comme semblant toujours vivantes et attendant d'elle une action précise.. Un évènement qui ne venait pas, elle envisageait presque une attente de leur part à tous deux, se disait que peut-être l'attendaient-ils elle ? Serait-ce le moment pour elle aussi de faire le grand voyage ? Celui d'où l'on ne revient pas ? Une année entière s'était écoulée, qu'elle n'avait pas vu passer, les yeux rivés en arrière, refusant de voir les choses, n'acceptant pas l'inacceptable. Et ce matin, en ce jour particulier "elle" était revenue, lui répéter inlassablement la même chose, sans mots, juste avec le coeur, là d'où viennent les mots les plus purs, ceux que l'on n'écrit pas mais que l'on transmet par la pensée avec son âme.. Sauf que ces mots là n'avaient aucun sens pour elle. La jeune-fille insistait mais elle ne savait quoi faire.. Soudain en fin de journée, alors qu'elle ressassait ses songes en boucle, elle imagina que sans doute la défunte avait laissé quelqu'un derrière elle... Un enfant peut-être ?... Dans ce cas souhaitait-elle qu'elle le retrouve ? son voeu était-il qu'elle entre en contact avec un vivant ? Pour lui transmettre un message ? Ses yeux semblaient dire : trouves-le ou quelque chose de similaire... trouves-le ? De qui s'agissait-il ? Aurait-elle un jour la réponse à sa question ?

 

Ecrit perso du 16/04/2009 ( dépôt légal )

Muriel Langlet .2010

Tous droits réservés. Propriété intellectuelle. Toute reproduction même partielle, toute copie,modification ou utilisation même à des fins privées est strictement interdite sans mon consentement écrit.

 

 

L'Eternelle chanson

L'Eternelle chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Rosemonde GERARD ( 1871 - 1933 )

Certains vers de ce délicieux poème sont très connus, pour avoir été repris en symbole sur de célèbres bijoux : les médailles d'amour... A chaque publication on voit les gens réfléchir, et se dire "tiens çà me dit quelque chose, je connais oui..." J'ai pensé bien longtemps que çà avait un peu terni ce texte, en réalité en le lisant  il illustre bien, avec sobriété, les années qui passent tout en ne laissant aucune faille dans la tendresse qui unit deux êtres... Ecrit par une femme avec toute la sensibilité et la lucidité que lui ont donné l'âge... Tout simplement parfait...

Pensées

Luis ROYO

 

Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs.

 

C'est à partir de toi que j'ai dit oui au monde.

 

Ce qui a été compris n'existe plus.

 

Chacun est l'ombre de tous.

 

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer Liberté.

 

Il faut toujours abuser de sa liberté.

 

Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité.

 

Il n'y a pas de grandeur pour qui veut grandir. Il n'y a pas de modèle pour qui cherche ce qu'il n'a jamais vu.

 

Il n'y a qu'une vie c'est donc qu'elle est parfaite.

 

Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre.

 

Il nous faut peu de mots pour exprimer l'essentiel; il nous faut tous les mots pour le rendre réel.

 

J'ai eu longtemps un visage inutile, mais maintenant j'ai un visage pour être aimé, j'ai un visage pour être heureux.

 

Jeunesse ne vient pas au monde elle est constamment de ce monde.

 

L'homme n'est pas vieux comme le monde, il ne porte que son avenir.

 

Le jour est paresseux mais la nuit est active.

 

Mieux vaut mourir d'amour que d'aimer sans regrets.

 

Nous n'irons pas au but un par un mais par deux.

 

On a le monde derrière soi et devant soi. L'oeuvre accomplie est oeuvre à faire, car, le temps de se retourner, elle a changé.

 

On transforme sa main en la mettant dans une autre.

 

Par la caresse nous sortons de notre enfance mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance.

 

Pleure: les larmes sont les pétales du coeur.

 

Vieillir c'est organiser
Sa jeunesse au cours des ans.

 

Voici demain qui règne aujourd'hui sur la terre.

 

Le bien et le mal doivent leur origine à l'abus de quelques erreurs.

Paul Eluard

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