Quelle stupéfaction lors de ma connection quand je me suis rendu compte que la totalité des commentaires déposés sur les articles de mon blog avaient été... publiés !!! Et ce, sans mon autorisation et malgré le fait que la grande majorité d'entre eux avaient été modérés par mes soins. Compte tenu du caractère répétitif de ces dépôts par la même personne d'une part et d'autre part du contenu même de ces commentaires. Je considère qu'il s'agit d'une violation de la liberté individuelle... Quelqu'un ici peut-il m'expliquer pourquoi il n'a pas été procédé au blocage de tous les commentaires, à charge pour le webmaster d'autoriser la publication au cas par cas ? Une sacrée erreur du staf à la tête de la soi disant amélioration... Je suis particulièrement mécontente d'un tel comportement...
Sans illustration, les mots suffisent à eux seuls...
Nous sommes le 18 Décembre 2010, il est 23h30 et nous prenons la route, malgré le temps, pour aller rejoindre mes amis qui nous attendent impatiemment. Des soucis de santé ( Jambe dans le plâtre pour l'un et opération pour l'autre) nous avaient contraints à différer le départ de quelques jours. Quelques jours qui avaient vu le temps se dégrader considérablement. Dans le même temps, ces soucis rendaient notre arrivée indispensable pour tenter de combler l'hécatombe humaine... Cette nuit là les conditions de circulation sont particulièrement difficiles et c'est à 20kms/heure que nous quittons ma demeure. Les routes ne sont pas encore dégagées, çà glisse et malgré l'heure tardive il y a de la circulation dans les deux sens... Il nous faudra presque deux heures pour parcourir environ 70 kms. A l'entrée en Seine et Marne les voies de l'autoroute A4 sont propres et nous pouvons enfin accélerer sans exagérer. Je me cale contre le montant de la portière passager et je m'endors... Les jours précédents ont été très actifs et la fatigue est intense. A 1h30 du matin je suis réveillée brusquement par un mouvement anormal du véhicule. Au moment où j'ouvre les yeux nous percutons la rampe gauche de sécurité de l'autoroute. Nous sommes en plein travers et encastrés dans la barre de métal. L'espace de quelques secondes j'ai eu la sensation que notre véhicule était dans les airs.. J'apprendrais par la suite que çà n'était pas qu'une vue de mon esprit. Le conducteur qui nous a percuté une première fois par l'arrière puis une seconde fois en heurtant la roue arrière s'enfuit... Je vois les feux au loin.. Et sur la gauche un poids lourd qui arrive. Je suis déchaussée et à l'aise. A une vitesse vertigineuse, je dois me rhabiller, mettre mes chaussures, mon manteau pour m'extraire de la voiture... Faire vite car ce qui nous guette est le suraccident. A la sortie d'une courbe les autres usagers ne peuvent nous voir que très tard. Les secours ont été prévenus aussitôt par mon compagnon qui n'a qu'une idée en tête, me mettre en sécurité de l'autre côté... Le chauffeur routier a vu l'accident et s'arrête quelques mètres après nous... Après s'être assuré que nous n'avions rien il court à son camion et à ma grande surprise fait une marche arrière pour se placer DERRIERE nous... Les feux de détresse de son engin sont alors visibles par tous. Un second routier s'arrête et se place sur l'autre voie. L'autoroute est bloqué nous sommes en sécurité absolue. Le choc psychologique est fort à ce moment là... Au loin il semble qu'il y ait un véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence ! ? A Plus de 800 mètres de là... Le responsable a été contraint de s'immobiliser. Sa roue avant complètement défoncée d'avoir tenté de fuir... Il va sans dire que l'Audi est pulvérisée. Le nombre d'impacts est ahurissant ( bonne voiture sans vouloir faire de pub) l'avant complètement pulvérisé mais l'habitacle n'a pas bougé, les ceintures ont parfaitement fonctionné et le confort intérieur a évité des dommages physiques plus importants. L'espace de quelques secondes, sous l'effet du choc, la voiture s'est élevée dans les airs... A vitesse supérieure de notre part nous aurions passé la rampe de sécurité pour nous retrouver de l'autre côté... En face de cet homme pressé de rentrer chez lui, deux chauffeurs routiers, pourtant en retard à cause du temps eux aussi, mais qui n'ont pas hésité à tout mettre en oeuvre, tant sur le plan matériel qu'humain, pour être là pour nous... J'ai personnellement pu constater leur efficacité, leur humanité et leur gentillesse... J'aurais aimé pouvoir leur dire merci... Une fois toutes les formalités accomplies, soins par les services de secours et déclarations auprès des gendarmes, la circulation avait été rétablie et nos sauveurs avaient repris leur route... Le responsable, lui, n'a même pas fait le 112. Numéro pourtant gratuit. Son camion de location neuf abimé était la seule chose à laquelle il pensait... Comme quoi il y a plusieurs sortes de personnes... Sans autres commentaires. L'état du véhicule dans lequel nous étions montre la connerie humaine à l'état pur : distance de sécurité non respectée, vitesse plus qu'excessive, non maitrise de véhicule sur sol glissant. L'impact arrière a dû se produire à près de 130 kms /heure...
Je remercie les deux chauffeurs routiers présents au km 50.500 à hauteur de la Ferté sous jouarre sur l'autoroute A4 le 18 Décembre 2010 entre 1h30 et 2heures du matin.
Je ne reprends pas d'articles blog non littéraires ici. C'est uniquement pour faire une petite apparition rapide et prévenir que je suis toujours là mais débordée donc impossible de poursuivre la saga d'Emile Zola commencée il y a deux mois. Je reviendrai bientôt. En attendant vous pouvez toujours me trouver sur mon blog privé, pour les intimes à qui j'ai donné le lien sur demande, où je continue de publier mes émotions et mon quotidien ainsi que les écrits perso. Encore quelques semaines de patience, et mes objectifs prioritaires seront atteints et je serais alors très disponibles pour les à côtés...
La petite phrase du jour qui me vient à l'esprit compte tenu des évènements des dernières 24 heures : La fortune sourit aux audacieux, dicton applicable au sens figuré bien sûr, fortune voulant dire toutes sortes de choses suivant le moment et les aléas ou providences de la vie... A méditer calmement. Le soleil derrière les nuages pour peu qu'on veuille le voir. Sera-t-il au rendez-vous ? Nul ne peut le dire mais rien de fâcheux n'arrive et comme dit une amie très chère et qui a maintes raisons de le dire : Il n'y a que la mort de grave le reste n'est que pécadilles...
A Bientôt donc...
NDLA :Pour raison personnelle je ferme les commentaires ici... je n'aurais pas le temps d'y répondre de toute façon...
LES CHEVAUX D'ACHILLE
A la vue de Patrocle sans vie,
lui, si vaillant, si vigoureux, si jeune,
les chevaux d’Achille se mirent à pleurer,
leur nature immortelle se révoltait
devant ce spectacle de la mort.
Ils remuaient leurs longues crinières,
secouaient leurs têtes, battaient la terre,
ils se lamentaient sur Patrocle, à présent sans âme,
ravagé, un rebut de chair sans vie ,
son esprit disparu, sans défense, sans souffle,
rendu de la vie au grand Rien.
Zeus, voyant ses chevaux immortels en larmes, fut touché.
“Aux noces de Pylée” dit-il,
“Je ne devais pas me laisser à mon impulsion,
on n’aurait pas dû vous donner, mes pauvres chevaux.
Votre place n’était point parmi les humains,
ces pitoyables jouets du destin.
Vous, que ni la mort, ni la vieillesse n’atteignent
vous êtes en train de souffrir de misères temporelles,
participant aux malheurs des hommes”.
Pourtant, les deux nobles bêtes, versaient toujours leurs larmes
devant l’indicible désastre de la mort.
av. 1911 – 20
K. Kavafy
( d'après l'Illiade d'homère )
Lettre au père
Franz Kafka
Il est des ouvrages que l'on qualifie "d'incontournables" cette lettre au père de Kafka est l'un de ceux là. Parfaitement traduit de l'allemand par Marthe Robert.
Franz Kafka est né à Pragues en 1883. Son père peu tendre, très autoritaire et égocentrique inspira une très grande peur à son fils tout au long de son enfance, modifiant sa perception du monde. A l'aube de sa mort, alors qu'il est atteint de tuberculose, il se décide à lui écrire cette lettre, que son destinataire ne lira jamais... Il y écrit sa vie d'enfant, ses émotions, ses craintes permanentes. Il y répond aux questions posées par son père, mais auxquelles il n'avait apporté aucune réponse par crainte des réactions de ce dernier. Ce livre est un hymne à l'enfance selon la manière dont on le percoit. Kafka y aborde tous les sujets, faisant le lien avec le comportement de son père et expliquant à ce dernier pourquoi il faisait tel choix plutôt que tel autre dans certaines situations précises. C'est un plaidoyer aussi un peu quelque part. Ecrit sans haine avec toute la clairvoyance apportée par l'âge et la mort qu'il sait proche. Point de reproches vrais mais une lucidité acide. Il est heureux pour cet homme de n'avoir jamais eu à lire ce texte. Kafka y dépeint son père comme un être imbu de sa personne, égocentrique, colèrique et suffisant. Méprisant tout autour de lui sauf lui même. Bien que très bien amené, dans un style limpide et aéré que n'a pas dénaturé la traduction, sans exagération, on ne peut que mépriser à notre tour ce père que Kafka sous certains angles semble admirer malgré tout... Un réquisitoire sans faux-semblant...
A lire.. Cet ouvrage bien qu'écrit alors que Franz Kafka a déjà trente-six ans est au centre de l'oeuvre tout entière dont il explique les contours et les nuances.
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