Jean AMADOU
Il y a peu de temps je découvrais "Les florilèges" de ses billets d'humeur d'europe N°1. Je n'ai d'ailleurs toujours pas terminé son "Journal d'un bouffon". Un régal pour qui, comme moi, aime le bien écrit qui suit toujours le bien dit. Il y relate ses aventures sur Europe 1 sans hargne, avec délicatesse dans un français parfait. J'aime cette façon légère tout en restant sérieuse de dire leurs vérités à qui le mérite...
Jean Amadou figure emblématique des grosses têtes de Philippe Bouvard avait commencé sa carrière dans un théatre lyonnais. Dès 1958 c'est en qualité de chansonnier qu'il se produit au théatre de dix heures. C'est aux côtés de Jacques Mailhot qu'il se laisse séduire par des satires politiques sur les planches du théatre des deux ânes. France Inter, Europe 1 et RTL verront avec plaisir cet homme de savoir officier sur leurs stations.
Il ne s'arrêtera pas là et viendra mettre son grain de sel dans des émissions de télévisions très connues telles que le bébète show et tournez manège.
Il était né le 1 Octobre 1929 à Lons-le-Saunier. Il vient de nous quitter à Paris ce 23 Octobre 2011
Les mots ne suffisent pas face à une carrière aussi impressionnante. Quelques extraits en guise d'hommage. Ne serait-ce que pour entendre à nouveau cette voix distiller ce savoir incommensurable...
Salut l'Artiste...
Esprit de soi
Des reflets irisés scintillaient tout le long du chemin où la menaient ses pas. Les déplacements incessants avaient eu raison de son énergie et c’est en flânant qu’elle reprenait lentement ses esprits. Sillonnant la France dans toutes ses dimensions elle en avait vu récemment, et entendu aussi. Comme les enfants qui découvrent le mauvais côté des choses elle restait songeuse en se demandant bien comment elle avait pu vivre aussi longtemps en ignorant les perversités humaines. Pas de simples roublardises dont elle avait toujours eu conscience mais bel et bien d’ignominies latentes et universelles… Elle qui n’aspirait qu’à un idéalisme non conservateur mais emprunt d’un certain traditionalisme se trouvait soudain confrontée à des comportements que même les animaux n’adoptent pas. Cela n’altérait en rien sa propre vision des choses et de la vie mais la laissait perplexe… L’on annonçait la fin du monde depuis la nuit des temps, les prophéties s’étaient succédées et jusqu’alors rien ne permettait de prêter foi à ces élucubrations toutes plus fantaisistes les unes que les autres. Cette fois ci c’était les comportements et les réactions, associés aux modifications climatiques qui lui faisaient penser à une fin très proche. Ce peut-il que le comportement humain « moral » ait plus d’impact sur le futur que tout le reste réuni ? Elle poursuivait son chemin laissant ses pensées la déborder… Un sourire se dessina sur ses traits. Le vent marin lui balayait le visage et elle se disait que çà n’avait aucune importance. Elle se sentait unique d’un seul coup, marchant là, seule, les idées dans le désordre, l’âme légère de savoir qu’elle connaissait sur la planète les seules personnes qui lui ressemblaient… Cette idée la rassurait et lui faisait voir la vie sous un autre angle. Qu’importaient les agissements de l’ensemble de l’humanité ? Elle était riche d’un trésor inestimable… Celui dont peu jouissent sur terre. L’amour de certains proches, même absents. La tendresse et l’amitié vraie. Ces valeurs qui font bouger quand vient le manque. Ces idéaux, ces signes de reconnaissance qui n’appartiennent qu’à peu d’élus… Elle poursuivait sa promenade en chantonnant, le soleil lui réchauffait le cœur, les mouettes criardes se disputaient un invisible butin, au loin des enfants profitaient des vacances… Août faisait une entrée fracassante, et elle se glissait lentement au travers du temps. D’un seul coup, fière d’être elle, se moquant éperdument du jugement des autres. Ne cherchant plus à ressembler à ce qu’elle ne comprendrait jamais…
4 Août 2011 (dépôt légal en cours)
Muriel Langlet.2011 - Tous droits réservés.
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"Une rencontre entre un vertige fascinant et la magie de la vision qui s'affine, un pinceau, une toile, des couleurs ! Et l'éveil : celui de ma perception. Et mon histoire commence ! J'embarque pour un univers merveilleux... Celui de la liberté. Aujourd'hui je vous invite à la partager avec moi. Venez me donner vos impressions et vos conseils car il me faut encore grandir." Pierre Michel BILLON
Pierre Michel Billon est né le 15 Novembre 1978 à Paris 16ème. C'est un soir, alors que sa maman dessinatrice a délaissé son oeuvre qu'il "touche" l'art pour la toute première fois. Alors que celle ci s'est absentée il se risque à finir le dessin commencé... Le virus vient de le toucher de plein fouet. Lui qui ignorait ce don inné, va alors se prendre au jeu et aller encore plus loin.
Pierre Michel me dira : Les clowns sont pour moi une passion. L'univers du cirque donne à la vie cette dérision nécessaire. C'est une partie de moi que je retranscris dans mes oeuvres, la manière dont je perçois le monde et la vie au quotidien...
J'ai aimé cette délicatesse dans le tracé, cette émotion qui traverse l'oeuvre et vient nous parler de l'artiste. Quand on regarde une de ses toiles on l'imagine en train de peindre, dans le calme, concentré sur son art. Pierre Michel est d'un naturel calme et pondéré. Très organisé aussi, son book est impressionnant. Un de ces artistes qui méritent d'être connus et reconnus. Plus que des mots voici un très bref aperçu de quelques unes de ses oeuvres que j'ai eu le privilège de découvrir...
Il se raconte avec tendresse, toujours à l'écoute de qui se trouve à ses côtés. D'un naturel avenant tout en restant discret, il nous invite dans son monde avec la candeur de sa passion. Il peint des clowns mais pas seulement... Son âme l'emmène là où vous souhaitez la guider et il peint sur commande imprégné de vos envies...
Si vous souhaitez en savoir plus sur cet artiste vous pouvez me contacter ici, je lui transmettrai vos coordonnées. Pierre Michel est également sur facebook.
Merci à toi Pierre Mi pour ces bons moments passés et à très bientôt se voir. J'ai hâte de découvrir tes dernières créations :)
NDLA : tous droits réservés 2011
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Avant d'en venir au coeur du sujet je me dois d'apporter une précision majeure afin que mon article ne soit pas mal interprété. Il ne s'agit pas pour moi de défendre le nucléaire bec et ongles mais de donner mon avis sur les nombreuses interventions publiques et privées suite à la catastrophe naturelle subie par le Japon. Je suis farouchement opposée à tout ce qui pollue, je ne consomme pas de médications allopathiques même pour un simple mal de tête, je suis opposée aux OGM. Je ne jette pas mes ordures ailleurs que dans les endroits prévus à cet effet. Que cela soit bien compris avant de lire ce qui va suivre...
Le 11 Mars dernier un tsunami d'une force incommensurable a touché le Japon. Trois réacteurs nucléaires noyés sous les trombes d'eau ont vu leurs pompes servant à refroidir les réacteurs, noyées et inutilisables... Le risque d'explosion était alors préoccupant, la planète se trouvant sous la menace d'une pollution sans précédent..
Maintenant il me semble bon de remettre un peu les esprits égarés sur le bon chemin. On a entendu diverses réactions un peu partout, allant même jusqu'à proposer un référendum sur l'utilisation du nucléaire dans notre pays !?
Alors je pose quelques questions simples à ceux qui sont en tête de ces milices en admettant que nous supprimions purement et simplement l'énergie nucléaire :
Etes-vous prêts à vous passer de votre confort ? De vos portables, ordinateurs, cafetières, sèche-cheveux, télévision et autre ? Et les centres hospitaliers ? Etes-vous prêts à renoncer aux soins en milieu hospitalier ? Etes-vous prêts à retourner à l'âge de pierre ?
Parce que râler dans le vent c'est une chose mais agir en est une autre. Pensez-vous donc qu'une autre énergie moins "polluante" puisse égaler en terme de production la puissance produite par une centrale ?
Et comment jugez-vous son taux de pollution ? Cela signifie donc que vous pensez que les autres méthodes de production d'électricité sont inoffensives ? Savez-vous que si l'on analyse le comportement de certaines personnes dans leur vie quotidienne on s'apercoit qu'elles polluent plus que toutes les techniques modernes de production ?
Et que dire de celles et ceux qui jouent les toasts tout l'été sur les plages de France et du monde ? Tiens donc on ne savait pas que le soleil produisait la même substance nocive que le nucléaire ? Oups alors les radios hein ? on ne sait pas ? ah lala çà c'est grave hein parce que je connais des gens qui passent plusieurs fois par an sous les rayons "bienfaiteurs" d'un scanner, d'un IRM ou de toute radiographie simple..
Ce logo ne vous dit rien ???
Bien sûr que çà vous dit quelque chose... Forcément ! la France est championne du monde des médications de toute sorte alors il est improbable que les râleurs et les détracteurs ne soient pas des acharnés de la consultation, en même temps que des vacanciers grille-pain qui se rendent sur leur lieu de séjour dans un gros diesel non-polluant puisqu'on voit la paille dans l'oeil du voisin uniquement...
Arrêtez donc vos simagrées et ne parlez que de ce que vous connaissez ! ce sera une bonne chose au lieu d'affoler les populations à tors et à travers en ne présentant qu'une face, celle qui vous arrange, pour vous donner bonne conscience.
L'énergie nucléaire est, à ce jour, irremplaçable. Chacune des autres méthodes pollue, que çà plaise ou non. Seules peut-être les éoliennes pourraient rivaliser en terme de pollution mais certainement pas en terme de production, nettement insuffisante pour satisfaire tout le monde. En outre il ne faut pas perdre de vue un élément essentiel : Le plutonium et l'uranium sont des éléments naturels ! comme le pétrole ou le gaz. Alors arrêtons un peu de mettre la tête dans le sable et assumons nos besoins en limitant grandement la casse.
La nature reprendra TOUJOURS ses droits et de temps à autre nous devrons faire face à des catastrophes de cet ordre. Je ne vois aucune relation avec celle de Tchernobyl ! Là il s'agissait d'une centrale vétuste et mal entretenue. Aucun élément naturel n'est intervenu et le réacteur a explosé.
Je suis, depuis 1986 suivie pour des désordres thyroïdiens. Dois-je pour autant hurler à la lune parce que de nouveau je risque de voir mon taux de Rad monter ? Je crois que ce qui me fait beaucoup sourire c'est que pendant des dizaines d'années notre pays a procédé à des essais nucléaires à ciel ouvert dans le pacifique, et que peu se sont levés contre ces pratiques. Un peu au début et ensuite ??? Le risque de contamination était pourtant largement supérieur. Et que devaient penser les hommes et les femmes qui vivaient tout près ?
Ah là je deviens dérangeante hein ? Cà oblige à passer ses propres actes au peigne fin et ce que nous y voyons n'est pas bien folichon... Restez donc bien tranquilles devant votre télé le soir ou scotchés à vos écrans d'ordi et laissez faire les professionnels. Quoiqu'on en dise ils sont compétents, on ne pilote pas un mirage ou une centrale comme on mène sa petite auto sur les routes de campagne. Ces gens là en ont dans la tête. Ils sont comme nous, ils ont des familles et ont peur pour elles. Ils mesurent les risques et parent au plus pressé jour et nuit sans relâche. Et si.. Je dis bien SI.. ils échouent et bien nous n'avons pas le droit de leur jeter la pierre, parce que pendant que nous continuons à pianoter ou à grignoter affalés sur nos canapés ou dans nos lits le clavier sous les doigts, eux bossent pour nous...
Et au risque de choquer si un référendum devait être mis en place je voterai POUR son maintien parce que notre programme en France est l'un des plus sécurisé au monde et que les supprimer chez nous ne changera rien au fait que dans certains pays elles sont vétustes et peuvent nous contaminer à tout moment. Vivre avec son temps et son confort impose aussi quelques inconvénients. Celui ci en fait partie, comme chaque fois que nous montons dans notre voiture, que nous allumons une cigarette, que nous prenons un verre ou que nous mangeons une alimentation trop riche et nocive pour l'organisme...
On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre c'est une évidence absolue.
Jean DUTOURD (1920-2011) photo google
« La mission de l’écrivain, c’est de troubler les agonies. »
« La seule chose dont on soit sûr, en ce qui concerne l’avenir, c’est qu’il n’est jamais conforme aux prévisions »
Jean Dutourd, académicien, ancien résistant, a tiré sa révérence, sans bruit, nous laissant orphelin d’une langue française bafouée par la venue des langages codés de type sms.
Il alliait avec l'élégance de son savoir et la brutalité propre aux gens défendant une juste cause le respect des convenances et du savoir-vivre et faisait preuve d'une ouverture d'esprit rare chez les personnes de sa génération. Il avait la particularité de chercher à comprendre, toujours en toutes circonstances.
Pour lui l'important n'était pas les choses que l'on a à dire mais la façon dont on les dit...
Philippe Bouvard lui rend hommage en disant de lui :
« C’était le patriarche des Grosses Têtes, c’était notre bonne conscience culturelle. De temps en temps nous l’entrainions dans nos facéties, mais nous lui devons beaucoup car il a donné aux Grosses Têtes leurs lettres de noblesse".
Jean Dutourd était un homme au savoir incommensurable. Il savait toujours tout, sobrement, sans se prendre pour un être supérieur. Il savait tout simplement, avec modestie et ne détestait pas la franche rigolade, tournant en dérision certains sujets qui le méritaient. Il avait l'humeur joyeuse et même ses coups de gueule étaient justifiés...
Conseiller littéraire chez Gallimard, il a obtenu le Prix interallié en 1952 pour son roman :
« Au Bon Beurre ».
Il était entré à l'Académie en 1978, élu au fauteuil de Jacques Rueff.
Jean Dutourd aimait aussi la polémique et l'avait dévoilé dans : Henri et l'Education nationale (1983),
« Démission des parents: action consistant à donner beaucoup d'argent de poche et peu de gifles »Gaulliste convaincu il avait mis son grain de sel après l'élection de François Mitterand dans : La gauche la plus bête du monde (1985)
Il s'est éteint le 17 Janvier à l'âge de 91 ans... Ses obsèques ont eu lieu ce matin. Un grand homme nous a quitté, la littérature se retrouve orpheline, une grosse perte pour la défense de notre belle langue française, dans toute sa splendeur. Ses écrits resteront à jamais. Nous ne l'oublierons pas.
Salut l'artiste...
A la fin de l'année 1867 Emile Zola projette d'écrire une grande oeuvre familiale , largement inspiré par "la comédie humaine" de Balzac dont il termine la lecture. Très marqué par ses lectures il vient de terminer Thérèse Raquin, roman appuyé sur la théorie des quatre tempéraments présentée par Emile Deschanel dans "psychologie des écrivains et des artistes ou Essai de critique naturelle" paru chez Hachette en 1864, là où Zola travaille en qualité de chef de la publicité. Zola tente alors de faire des "écrits scientifiques" en appliquant au roman les bases analytiques proches de la chirurgie et de la logique mathématique. Il met en place cette analyse de la société dans laquelle il vit tant sur le plan humain que politique ou même géographique.. une bonne partie de sa propre histoire et de son expérience transparaitrons dans les ouvrages de cette fresque humaine : les Rougon-Macquart. Emile Zola est très organisé et la série de roman qu'il prépare fait l'objet d'une étude attentive et d'un "plan" qu'il suivra s'écartant très peu avant la parution, et supprimant très peu de passages qui ne seront jamais publiés... Nombre de notes sont conservées à la bibliothèque nationale. Pour la préparation de cette oeuvre, on y trouve, sans qu'il soit possible de déterminer dans quel ordre l'auteur les as utilisées : Une liste de livres dans ses réflexions liminaires, il a pris beaucoup de notes en particulier de Charles Letourneau ( physiologie des passions ) et surtout du Dr Lucas, auteur qui va avoir une importance prépondérante pour la génèse des Rougon-Macquart. Il commence par établir une liste de 10 romans, commençant par " roman initial, province" et c'est avec sa feuille de papier et sa plume qu'il réfléchit et monte son oeuvre, façon de travailler qui va devenir habituelle chez lui... Sur une autre note on trouve : " les différences entre Balzac et moi" puis des "notes générales sur la marche de l'oeuvre", "notes générales sur la nature de l'oeuvre". Là où la différence entre Zola et ses auteurs fétiches :Stendhal, les frères Goncourt, Balzac, Flaubert,... se fera la plus éclatante est que dans les Rougon-Macquart il n'écrira l'histoire que d'une seule famille. La théorie qu'a soutenu Zola et qui, personnellement, m'a le plus amusée est l'idée selon laquelle une femme serait toujours marquée par son premier amour à tel point que les enfants qu'elle aurait par la suite avec un autre homme présenteraient forcément les traits de caractère de l'amour perdu, tout autant moraux que physiques ( Nana dans l'assomoir ressemble à Lantier ( la bête humaine) le premier amant de sa mère). Le style très riche d'émile Zola, avec force détails et descriptions sous forme d'énumération, contenant des phrases très longues en font un auteur difficile à lire, non pas sur le plan littéraire où cette richesse est un atout mais sur le plan psychologique, car il est un auteur à lire à tête reposée, en ayant conscience de chaque détours du livre. Chaque lecture nous apporte un plus culturel, tant sur le plan géographique, qu'historique. Lire Zola c'est se fondre dans le XIX ème siècle, c'est assister à l'arrivée de l'electricité, c'est aller laver son linge au lavoir, c'est descendre dans les mines ou batifoler dans le salon de nana, c'est visiter les grands magasins parisiens ou souffrir en même temps que la famille de coupeau... C'est prendre conscience de la différence de rémunération entre la capitale et la province. C'est comprendre le fossé des classes sociales mais aussi les efforts de charité des "nantis" et de la grogne salariale. Cette oeuvre est la mémoire du régime issu de Louis Napoléon Bonaparte.. Son oeuvre mise en place avec tant de soins que rien n'est laissé au hasard. On n'y trouve aucun anachronisme, ce qui est très rare chez les grands auteurs. Même chez ceux qui situent les faits à leur époque.. Je vais tenter de vous présenter chaque ouvrage dans l'ordre chronologique. La fresque se compose de : La fortune des Rougon - La curée - Le ventre de Paris - La conquête de Plassans - La faute de l'abbé Mouret - Son excellence Eugène Rougon - L'Assomoir - Une page d'amour - Nana - Pot-bouille - Au bonheur des dames - La joie de vivre - Germinal - L'Oeuvre - La terre - Le rêve - La bête humaine - L'Argent - La débâcle - Le docteur Pascal
Mon souhait serait de vous donner envie de lire cette fresque humaine qui contient 20 romans, en tentant d'y attirer les plus jeunes. J'ai bien sûr une raison à cela, la voici : Alors que je suis en 6ème, déjà très attirée par les lettres, avec des notes Français frisant l'indécence, entrée au collège... Tout est nouveau, les méthodes de travail diffèrent et... plusieurs personnes doivent s'occuper des jeunes : les professeurs ayant chacun leur matière ou parfois deux tout au plus. Me voilà donc avec UN professeur de français... J'ai du mal à accepter sa façon de prononcer atone, tout autant les dictées que les poèmes. Enfin bref il n'a pas la passion et je crois que 40 ans après j'en suis toujours aussi convaincue... Ce manque de passion va, à l'époque me faire passer à côté de quelqu'un de sublime : Emile Zola. Dès les premières leçons nous est servi : Germinal, je vais haïr cet ouvrage au delà de l'acceptable, à un point qu'il ne sera jamais ouvert à la maison, moi qui passe mon temps à lire les romans et contes de Voltaire et à éplucher toute l'oeuvre de Molière, je fais une "allergie" à Zola. Ce professeur avait oublié un élément essentiel : pour capter l'attention il faut tout autant parler de l'histoire que nous conte l'auteur que de la façon dont il nous la sert. Il me semble largement plus judicieux d'intéresser son jeune public, de lui donner des repères qu'il sera capable de comprendre et d'amener dans son univers. J'en veux à cet homme car je ne découvrirai cette fresque que 15 ans plus tard... Et longtemps après je sais que ce qu'il nous en a dit était débile et inutile... Il aurait suffit d'un peu de passion, d'un peu de bonne volonté... Je précise que si je me souviens bien de cet homme c'est bel et bien qu'il fut le seul à croiser ma route.. Tous les autres professeurs, quelque soit la matière qu'ils aient enseigné ont toujours su attirer mon attention et n'ont jamais déclenché de telles réactions négatives mais il fallait que ce soit dit...
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