Intime

Bonne et heureuse Année

fete-de-noel-42.jpgDans quelques jours la nouvelle année. Je vous présente tous mes voeux de bonheur, de joie et de prospérité ainsi qu'une bonne santé à vous ainsi qu'à votre famille.

La vie est un bien précieux que nous avons la chance de vivre à une époque où tout le confort nous est donné dans un pays où nous pouvons vivre libres et en paix. Soyons conscients de la chance unique que cela représente. D'autres en d'autres lieux vivent le cauchemar au quotidien. D'autres encore vivent la famine et la soif. Pour nous rien de tout çà. Apprécions les moments qui nous sont donnés comme une aubaine. Comme une joie constante même si nous n'en sommes pas toujours conscients...

Faites la fête pour le réveillon de la Saint-Sylvestre. Ne buvez pas trop ou laissez vos clés au vestiaire. La gente d'armerie veille et je suppose que les contrôles vont être très nombreux comme tous les ans à pareille époque. Je sais çà ne devrait pas être la raison première d'une modération mais ne soyons pas plus royaliste que le roi. Nous sommes tous pareils.

Que ce réveillon vous apporte de la joie et de la bonne humeur.

Le chemin de l'oubli

 

Dans les méandres de l'esprit se joue parfois une mascarade quand la mémoire se travestit et renvoie des illusions capables de nous faire avancer. Coûte que coûte sans s'arrêter, laisser le temps défiler. Lui qui, dit-on adoucit les peines et les rend plus supportables. La peine parlons-en. Ne serait elle pas, elle aussi, une simple vue de l'esprit ? Rien n'est plus relatif que les sentiments. De toutes sortes, de toute nature. On joue à faire semblant, comme si de rien n'était jusqu'à ce qu'un évènement, une date, une odeur, un timbre de voix nous ramène à la réalité toute nue. Alors à l'intérieur le manque se fait sentir. Brusquement apparait la vérité, celle que le cerveau cherche à masquer, et l'on se sent vidé de toute trace de vie... Quand ce qui faisait notre substance, notre raison de continuer disparait. Sans crier gare ce que l'on cherche à oublier nous rattrape et nous saisit au vol. On reste là comme stupéfait de voir à quel point à l'intérieur tout est pareil. De vieux réflexes se manifestent, on est perdu. Tant de temps passé pour rien. Tout çà pour çà. Rien que pour comprendre qu'il faudra encore bien plus de temps et d'efforts. Quand tout cela prendra t-il fin ? Y aura t-il une fin digne de la longueur de l'absence ? Pourquoi n'y a t-il pas de prise directe sur nos pensées, qui s'entrechoquent au rythme du manque ? Pourquoi cette fatigue qui rend plus épuisant les actes de la vie quand aux yeux du monde tout parait parfait. Quand autour personne ne sait qu'à l'intérieur des nuits, dans les rêves, tout est comme avant, à l'identique. Que l'espoir reste là tapi aux tréfonds de soi comme un illusionniste qui nous fait aimer les jours tempérés par les nuits magiques. L'âme joue à cache-cache et l'on fait semblant. Il est difficile d'admettre que l'on se ment à soi même... Mentir aux autres, quand on en est conscient, est une vilaine chose mais que dire du mensonge que l'on se fait à soi, dans l'inconscience du désir profond de l'oubli comme si rien ne s'était passé, comme si une tranche de notre vie, si petite et insignifiante soit-elle pouvait ne pas avoir existé...

 

 

 

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Merci...

L'A4

 

Nous sommes le 18 Décembre 2010, il est 23h30 et nous prenons la route, malgré le temps, pour aller rejoindre mes amis qui nous attendent impatiemment. Des soucis de santé ( Jambe dans le plâtre pour l'un et opération pour l'autre) nous avaient contraints à différer le départ de quelques jours. Quelques jours qui avaient vu le temps se dégrader considérablement. Dans le même temps, ces soucis rendaient notre arrivée indispensable pour tenter de combler l'hécatombe humaine... Cette nuit là les conditions de circulation sont particulièrement difficiles et c'est à  20kms/heure que nous quittons ma demeure. Les routes ne sont pas encore dégagées, çà glisse et malgré l'heure tardive il y a de la circulation dans les deux sens... Il nous faudra presque deux heures pour parcourir environ 70 kms. A l'entrée en Seine et Marne les voies de l'autoroute A4 sont propres et nous pouvons enfin accélerer sans exagérer. Je me cale contre le montant de la portière passager et je m'endors... Les jours précédents ont été très actifs et la fatigue est intense. A 1h30 du matin je suis réveillée brusquement par un mouvement anormal du véhicule. Au moment où j'ouvre les yeux nous percutons la rampe gauche de sécurité de l'autoroute. Nous sommes en plein travers et encastrés dans la barre de métal. L'espace de quelques secondes j'ai eu la sensation que notre véhicule était dans les airs.. J'apprendrais par la suite que çà n'était pas qu'une vue de mon esprit. Le conducteur qui nous a percuté une première fois par l'arrière puis une seconde fois en heurtant la roue arrière s'enfuit... Je vois les feux au loin.. Et sur la gauche un poids lourd qui arrive. Je suis déchaussée et à l'aise. A une vitesse vertigineuse, je dois me rhabiller, mettre mes chaussures, mon manteau pour m'extraire de la voiture... Faire vite car ce qui nous guette est le suraccident. A la sortie d'une courbe les autres usagers ne peuvent nous voir que très tard. Les secours ont été prévenus aussitôt par mon compagnon qui n'a qu'une idée en tête, me mettre en sécurité de l'autre côté... Le chauffeur routier a vu l'accident et s'arrête quelques mètres après nous... Après s'être assuré que nous n'avions rien il court à son camion et à ma grande surprise fait une marche arrière pour se placer DERRIERE nous... Les feux de détresse de son engin sont alors visibles par tous. Un second routier s'arrête et se place sur l'autre voie. L'autoroute est bloqué nous sommes en sécurité absolue. Le choc psychologique est fort à ce moment là... Au loin il semble qu'il y ait un véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence ! ? A Plus de 800 mètres de là... Le responsable a été contraint de s'immobiliser. Sa roue avant complètement défoncée d'avoir tenté de fuir... Il va sans dire que l'Audi est pulvérisée. Le nombre d'impacts est ahurissant ( bonne voiture sans vouloir faire de pub) l'avant complètement pulvérisé mais l'habitacle n'a pas bougé, les ceintures ont parfaitement fonctionné et le confort intérieur a évité des dommages physiques plus importants. L'espace de quelques secondes, sous l'effet du choc, la voiture s'est élevée dans les airs... A vitesse supérieure de notre part nous aurions passé la rampe de sécurité pour nous retrouver de l'autre côté... En face de cet homme pressé de rentrer chez lui, deux chauffeurs routiers, pourtant en retard à cause du temps eux aussi, mais qui n'ont pas hésité à tout mettre en oeuvre, tant sur le plan matériel qu'humain, pour être là pour nous... J'ai personnellement pu constater leur efficacité, leur humanité et leur gentillesse... J'aurais aimé pouvoir leur dire merci... Une fois toutes les formalités accomplies, soins par les services de secours et déclarations auprès des gendarmes, la circulation avait été rétablie et nos sauveurs avaient repris leur route... Le responsable, lui, n'a même pas fait le 112. Numéro pourtant gratuit. Son camion de location neuf abimé était la seule chose à laquelle il pensait... Comme quoi il y a plusieurs sortes de personnes... Sans autres commentaires. L'état du véhicule dans lequel nous étions montre la connerie humaine à l'état pur : distance de sécurité non respectée, vitesse plus qu'excessive, non maitrise de véhicule sur sol glissant. L'impact arrière a dû se produire à près de 130 kms /heure...

Je remercie les deux chauffeurs routiers présents au km 50.500 à hauteur de la Ferté sous jouarre sur l'autoroute A4 le 18 Décembre 2010 entre 1h30 et 2heures du matin.

Si la vie nous était contée...

roses de l'amitié

On la traverse de mille manières, chacun à sa façon, selon ses convictions ou ses envies du moment. Du moins c'est ce que nous faisons quand nous avons les choix qui se présentent, sans même y penser, sans être conscients de la chance insolente que nous avons de pouvoir manger, boire, dormir, marcher, courir, chanter, respirer... Vivre tout simplement. A mon amie, pour qui la vie ne rend rien facile et qui voit son état s'aggraver de jours en jours. Elle, garde le moral, nous assène des fous rires d'entologie en nous contant sobrement son ressenti journalier. Ce matin l'oeil tombe, la lèvre pend. Paralysie faciale frigore Cà prend près de deux heures pour que tout se remette. Tout ? En un an est apparu ce fauteuil roulant, indispensable puisqu'elle ne peut plus marcher. Que la médecine, molle et tatillonne ne trouve pas de remède, qu'elle ne supporte aucune médication. Jusqu'où tout cela va t-il aller ? Existe t-il un espoir de guérison quand on a une fibromyalgie stade lourd ? Que l'hémiplégie gagne du terrain et que les douleurs sont journalières et constantes ? Un mot couché ici, un hurlement devrais-je dire. Pour quelque chose qui me touche beaucoup parce que je suis impuissante, regardant, écoutant, sans rien pouvoir faire que participer à ses délires qui lui font oublier le quotidien devenu lourd à supporter... Une pensée pour toi en cultivant l'espoir... Une manière de conjurer le sort qui s'acharne sur une personne hors du commun, drôle, gentille, douce et sympa... A son compagnon, présent, attentif, prévenant, qui doit lui aussi avoir de bien tristes moments à voir celle qu'il aime subir une vie qui ne leur correspond pas. Quelques fleurs virtuelles pour une présence bien réelle...

 

 

 

Hommages

Le cinéma en deuil. En quelques jours deux grands du cinéma américain nous ont quitté...

Arthur Penn (88ans)

Arthur Penn 

                                Réalisateur de "Bonnie & Clyde" et "Little big man" (entre autres)                               

 

 

Tony Curtis (85 ans)

Tony Curtis 

Acteur. "certains l'aiment chaud" et "l'étrangleur de Boston" ( entre autres)

Patience

Luis ROYO

 

Je ne reprends pas d'articles blog non littéraires ici. C'est uniquement pour faire une petite apparition rapide et prévenir que je suis toujours là mais débordée donc impossible de poursuivre la saga d'Emile Zola commencée il y a deux mois. Je reviendrai bientôt. En attendant vous pouvez toujours me trouver sur mon blog privé, pour les intimes à qui j'ai donné le lien sur demande, où je continue de publier mes émotions et mon quotidien ainsi que les écrits perso. Encore quelques semaines de patience, et mes objectifs prioritaires seront atteints et je serais alors très disponibles pour les à côtés...

La petite phrase du jour qui me vient à l'esprit compte tenu des évènements des dernières 24 heures : La fortune sourit aux audacieux, dicton applicable au sens figuré bien sûr, fortune voulant dire toutes sortes de choses suivant le moment et les aléas ou providences de la vie... A méditer calmement. Le soleil derrière les nuages pour peu qu'on veuille le voir. Sera-t-il au rendez-vous ? Nul ne peut le dire mais rien de fâcheux n'arrive et comme dit une amie très chère et qui a maintes raisons de le dire : Il n'y a que la mort de grave le reste n'est que pécadilles...

A Bientôt donc...

 NDLA :Pour raison personnelle je ferme les commentaires ici... je n'aurais pas le temps d'y répondre de toute façon...

Force et conviction ...

Les mois se suivent, et ne se ressemblent pas et c'est heureux qu'il en soit ainsi... Au fil du temps qui passe et dont on n'a conscience qu'après coup, on engrange une foule d'expériences qui, quelles qu'elles soient, nous sont profitables, pour éviter les ecueils identiques, qui se présentent et que l'on reconnait, ou pour en négocier de nouveaux, que nous devons étudier, souvent un certain temps avant de les aborder pour les franchir aisément. Le plus aisément possible en tous cas... Il y a de cela quelques mois, certains me semblaient l'himalaya, j'ai compris depuis que chacun n'est qu'un infime caillou,  ils sont plusieurs collés les uns aux autres et c'est individuellement qu'il faut les égrenner pour en venir à bout. Il en est de même des objectifs, des projets, des rêves aussi... Ils changent, évoluent, se modifient au hasard des évènements qui se présentent. On les adapte au comportement de notre entourage, pour finalement prendre conscience qu'ils sont nôtres à part entière, et ne meurent pas même si d'autres choses s'éteignent et disparaissent... C'est la force de penser, la force d'avancer qui nous stimule et nous donne un autre regard, une autre façon de réagir et d'agir. Cette conscience qui est notre moi profond, ensoleille les recoins que l'on croyait trop sombres, illumine notre vie de nouveaux idéaux, ou de nouvelles perspectives alors même que celles en cours ne sont pas encore atteintes, bien que l'on sache l'issue à l'avance. L'intuition est un élément fondamental dans la progression, elle est là en nous, nous guide et nous envoie des signaux que nous percevons immédiatement mais ne comprenons et ne pouvons analyser, bien souvent, que beaucoup plus tard à la lumière d'un futur devenu passé... La conviction que le cheminement qui s'est enclanché est le bon puisque l'on a senti longtemps avant que c'est ainsi que cela se produirait, que cela avancerait, éclairé par le savoir, le ressenti qui a été présent et très fort pour en faire une certitude.. Philosophie intérieure, analyse personnelle et laissé glisser de quelques pensées éparses, qui ne s'entrechoquent pas, mais se complètent... Bientôt un témoignage, celui du cheminement d'une volonté sans faille, d'un vouloir absolu, que rien n'a su entamer ou diminuer pas même la plus belle chose au monde, pas même le risque de sa perte annoncée. La force de la conviction que l'on doit faire pour soi ce qui est bon, uniquement pour soi, pour que jamais aucun regret, quand la fin sera proche, ne vienne entacher une vie bien remplie et dont il reste encore tant de pages à écrire... Peut-être un idéalisme total, dont l'écho n'est pas revenu dans son intégralité, marquant des blancs troublants, des vides trop grands à combler ou bien est-ce là encore la volonté de croire que c'est ainsi que çà doit être et donc ainsi que cela sera ? J'ai déjà eu à maintes reprises ces questions fondamentales qui se sont présentées. Elles ne me restent pas à l'esprit parce que justement aujourd'hui j'ai compris une chose essentielle : j'ai une force de caractère hors du commun, j'encaisse en peu de temps ce que d'aucuns mettent des années à digérer. Est-ce une nature ? ou plutôt une façon de s'être aguerrie ? Sans doute un peu des deux je pense... Parfois çà peut sembler effrayant, inquiètant. Comme si les évènements ne faisaient que m'effleurer, juste du bout de l'âme, juste un tout petit peu.. Et aussitôt est mis en évidence l'aspect positif, le bon côté car quelques soient les drames ou les joies que nous vivons il y a toujours deux facettes opposées; la noire et la blanche, la claire et la sombre, la bonne et la mauvaise... Il suffit de gérer le négatif en premier et il reste beaucoup de temps pour prendre en compte tout le côté positif de tout moment de la vie... C'est la vie, elle est ainsi faite, cette force qui se dégage apporte aussi autour de soi, l'on recherche notre compagnie principalement pour ce trait de caractère... Quelques phrases reçues ces quelques derniers jours ont pris un sens différent, sont devenues évidentes... Ne pas être comme tout le monde n'est pas toujours péjoratif, tout dépend de l'interprétation que l'on en fait. Je ne l'avais jamais perçu sous cet angle... A l'aube d'un demain qui va être tout ou rien... La dernière chance en quelque sorte, dernière tentative, puisque dame nature n'acceptera pas plus qu'elle n'a déjà bien voulu supporter, mais toujours la force et la conviction d'avoir fait le bon choix...

 

Pensées intimes le 29 Juin 2010

Renaissance

Les légendes indiennes

La culture indienne a beaucoup à nous apprendre. Je m'y intéresse depuis longtemps maintenant, indiscociable du destin des loups dont le parallèle dramatique marque l'histoire d'un sillon sanglant. Ils vivaient pourtant simplement, en communion avec notre mère la terre... Je m'y rapporte fréquemment, quelque soit le tracé que suit ma vie. Quand je m'en éloigne un peu, dans les moments difficiles ou d'incompréhension, elle se rappelle à moi avec simplicité. Il y a quelques nuits de cela,  "il" est venu, dans mes rêves, la démarche nonchalante, la posture fière et conquérante, en vrai prédateur qu'il est, en messager annonciateur d'un destin qui évolue et qui avance. Lorsqu'il nous visite on ne sait jamais quel en sera le présage, celui-ci peut en effet être signe de grand bonheur comme il peut être annonciateur de mort prochaine, dans un entourage très proche. Mort dans tous les cas purificatrice, non douloureuse car l'accomplissement du destin qui avance. "Il" c'est le loup blanc évidemment. Qui le voit en rêve, nettement, doit considérer qu'il s'agit d'un présage.. Ses apparitions dans les songes d'un dormeur sont extrèmement rares et ne doivent être prises en considération qu'à l'unique condition de ne pas en avoir vu de vivant dans les heures précédentes auquel cas il n'aurait aucune signification si ce n'est le souvenir récent d'un évènement.

Il est venu et le destin s'accomplit en mettant sur ma route une destinée nouvelle, un nouvel espoir, une nouvelle vie qui démarre. Sans fanfare, alors que là tout près depuis plusieurs mois, je ne l'avais pas vu, les yeux embués et tournés ailleurs, vers un tunnel sans issue...

Que la volonté du Loup blanc et la mienne s'accomplissent, vers des jours meilleurs, des jours heureux, enfin... Chaque instant, chaque minute, chaque seconde, chaque rencontre a un but qui fait partie de l'immense puzzle de la vie. Chaque décision subie au premier abord mène immanquablement vers des lendemains enchanteurs, où la vie soudain reprend des couleurs, comme par enchantement, effaçant les peines et les chagrins et ouvrant des perspectives réjouissantes. Trop tôt pour en parler intégralement.. déjà très tard pour le publier car chacune de ses rares visites mènent toujours vers le bonheur...

Loup Blanc

17/06/2010

Au delà du rêve

 

 

La belle et la bête de Luis Royo

 

Le soleil semble avoir laissé une empreinte de feu sur la terre sèche et de longues trainées  indiquent que l'été est déjà bien avancé sans qu'une seule goutte d'eau ne soit venue l'abreuver la libérant de son carcant aride. Eparses, quelques touffes résitantes ont survécu au fléau et attendent courageusement cette pluie divine qui les fera renaitre. Malgré la chaleur accablante, détestable, je décide de sortir, pour me promener, de par les champs et les vignes.. Elles ne souffent pas de la sècheresse, contrairement à la majorité des végétaux; bien au contraire cette dernière semble leur être profitable, décourageant les parasites à sortir de leur cachette, cautérisant les plaies laissées par d'aucun d'entre eux au printemps précédent. Il suffira que la pluie fasse son apparition au bon moment, faisant gonfler les raisins, les gorgeant d'un coup, tendant leur peau, hydradant leur pulpe. Pas trop cependant, pas trop longtemps non plus, pas trop près de la récolte pour que le degré ( taux de sucre ) ne soit trop bas, présage d'une année mémorable voire même d'un millésime. Les années de canicule étant propices à l'exception... Je m'en moque un peu désormais, enfin c'est ce que je prétends souvent, pour ne pas retomber dans la passion, celle de leur culture, celle qui fait aimer tout autant les jours de pluie, les jours d'hiver où il gèle fort, les jours de printemps où tombe le grésil, les jours où la vigne tout de rose et de vert vêtue s'étale en long rubans, magnifique à l'oeil... Ces moments où tout petits les raisins apparaissent, juste après que les bourgeons, de par leur forme nous aient indiqué quelle année se profile. Longs et pointus ils sont vides ou presque et les soins devront être très importants pour mener à l'automne le peu que la nature a décidé de produire. Rétrécis à leur base et s'étalant soudain en large carré, ils annoncent une année prolifique, où l'on peut espèrer sans être trop optimiste, un "trois" de haut voire un quatre même !!! par endroits. Le trois de haut, c'est tout simplement trois grappes sur un même pisse-vin. Année souvent chaude en tous points, chaude parce que les risques d'orage sont plus importants et avec eux les risques de gel au sol, ou gel de printemps, risques de grêle apportée par les orages aussi brusques que ravageurs.. Gel de printemps, suivant la période et l'état d'avancement de la pousse qui peut être soit destructeur si les contre-bourgeons sont sortis eux aussi ou simplement déstabilisants quand on doit attendre de voir si dame nature a comme souvent prévu la relève. Le gel est démoralisant, par la couleur tabac qu'il donne à la vigne au lendemain de son passage, effacant les magnifiques couleurs roses et vertes pour les remplacer par cette sécheresse qui ne tarde pas à tomber ramenant l'ensemble à un stade presque hivernal. Il n'a pas que des inconvénients, cependant, il a pour effet de rendre à fruit, les rameaux de l'année qui ne l'étaient pas encore, donnant la possibilité l'année de taille suivante, de tailler sur tous les brins et ainsi de rajeunir l''ensemble plus vite. La grêle, je n'en parlerai pas, tant ses ravages sont destructeurs et bousillent les chais pour plusieurs années rendant pénible le travail, faisant perdre son latin aux bons professionnels, donnant dix fois plus de travail, en particulier au moment des tailles, celle d'hiver et celle d'été dite taille verte. Il faut alors rassembler tout son courage, sachant que l'année sera quasi stérile, que l'on travaille plus à une remise en état pour les années qui viennent sans aucune garantie, en particulier sanitaire si l'année est froide et pluvieuse rendant la cicatrisation difficile voire impossible et obligeant à l'arrachage... Je me ballade donc dans le chemin repensant à toutes ces années, aussi différentes les unes des autres, chacune ayant "son souvenir" de celui où la neige s'est mise à tomber en Mars, mois de taille par excellence, en gros flocons, s'étalant sur la vallée en contre-bas et où j'étais restée de très longues minutes à la regarder tomber, émerveillée par un aussi beau spectacle, aussi tard en saison.. de verte elle était brusquement devenue blanche, les oiseaux s'étaient tus et la nature habillée de son long manteau blanc était feutrée et douce. Seules les fumées des brouettes à feu étaient visibles au loin et donnaient à l'ensemble un air d'antan, un air de campagne vraie. Je n'oublierai jamais cet instant magique.. c'était il y a longtemps, dans une autre vie, un autre siècle et pourtant... De cet autre jour aussi, où le vent s'était brusquement levé, alors qu'en haut d'une vigne j'avais "senti" le chaud et froid de ce dernier et où je m'étais mise à courir d'instinct pour retourner à ma voiture le plus vite que pouvaient courir mes jambes et où j'étais arrivée pile à la seconde où la tempête s'était déchainée. La nature nous donne au fil du temps une intuition que l'on écoute sans réfléchir, sans savoir que l'on sait... De ces brusques silences quand un essaim de guêpes arrive.. On sait, on se met à l'abri.. Les signes de la vie sont là, et la vie simple et répétive à son contact nous apporte cette primalité nécessaire à la survie en milieu naturel... En serait il de même dans une autre région, que l'on n'a pas l'habitude de fréquenter? Je pense que oui, c'est un état d'esprit, une confiance en communion avec dame nature plus qu'une connaissance du lieu. Seuls les indices "d'arrivée" seraient à établir. Par chez nous suivant que l'orage arrive de tel ou tel endroit on sait si l'on doit remballer et partir ou simplement surveiller du coin de l'oeil au cas où les vents ramèneraient dans le mauvais sens.. Par l'ouest çà amène l'eau, mais par le nord ouest çà "glisse" sur la marne et l'on ne risque pas grand chose... Je regarde et je me souviens. Du passé ne reste que les bons moments, ceux que l'on garde à l'esprit parce qu'on les appellent expérience.../... J'ai marché un très long moment ainsi, sans me soucier de l'heure, sachant que personne ne m'attend à la maison, et qu'on ne s'inquiètera pas de ne pas me voir rentrer. J'ai humé l'odeur des arbres et de l'herbe, laissant mes pensées vagabonder et explorer l'intérieur de mon âme. Chaque recoin inspecté sans crier gare, chaque moment revisité, une foule de questions qui se pressent, comme dans toutes les situations où l'on se retrouve avec soi-même, laissant libre cours à son imagination, laissant les idées vagabonder, faisant la part de choses, relativisant des évènements, prenant conscience d'autres. Ces embardées à l'intérieur de soi, que l'on peut tout aussi bien faire chez soi, en méditation, mais qui sont toujours plus positives parce que non voulues, non dirigées, non empreintes d'obligation. Il apparait alors une foule de réponses auxquelles on n'aurait pas pensé, une foule de décisions que l'on n'aurait sans doute pas prises si l'on était resté devant sa télé ou son pc à travailler. Trop proche des réalités, des obligations qui nous placent dans une situation de contrainte incompatible avec l'essence même de la vie. A notre époque, où par intérêt nombre de personnes nous disent ce que nous voulons entendre autant que nécessaire pour changer de langage et de comportement sitôt qu'ils ont obtenu satisfaction, époque où nous devons rester vigilants à tenter de déjouer ces jeux machiavéliques d'êtres immoraux et vicieux imbus de leurs propres rêves au détriment de la sincérité. Chassez le naturel et il revient au galop. Je passe beaucoup de temps à observer les autres autour de moi et une vérité constante m'est apparue. Celle qui fait que l'on voit les autres à son image. Aussi la présence de quelqu'un qui va prétendre avoir les mêmes goûts, les mêmes envies à l'identique, ou être trop méfiant ou trop confiant m'incitera à la prudence. De même les personnes prétendant n'en avoir rien à faire de rien, se disant tolérant à l'infini ou faciles à vivre. Ou tout simplement prétendant à tout propos que rien n'est grave me verront tourner les talons extrèmement vite. Ce genre de réalité n'existe pas. Elle ne peut être que calculée jusqu'au moment où après avoir obtenu gain de cause, le mal fasse son apparition et le naturel se montrant sous son vrai jour, fait des ravages passant de la lumière à l'ombre avec la cohorte de souffrance que cela produit. Je suis d'un caractère entier et direct et jamais pour quelque raison que ce soit, ou dans quelque but que ce soit, je ne pourrai me résoudre à dire ce que l'on veut que je dise si çà n'est pas ce que je pense ou que je ressens vraiment. Cela donne au futur plus de solidité, parce qu'aucune mauvaise surprise n'est à prévoir : çà passe ou çà casse mais dans tous les cas je reste fidèle à moi même, à mes ideaux, à mes passions quelles qu'elles soient... Lue comme çà , on dirait une espèce d'animal sortant d'une caverne, associale ou socialement difficile, je ne pense pas qu'il en soit ainsi, mais je pense tout de même qu'il y a incompatibilité avec des personnes fonctionnant diamétralement à l'opposé.. A moins que l'adage qui dit que les contraires s'attirent, puissent parfois être applicable. Je ne le crois pas. Je pense plus à une complémentarité. Qui se ressemble s'assemble ( valable dans toutes les situations de la vie, amicale, amoureuse, professionnelle...) Cela n'empêche que parfois, on puisse être différents tout en ayant les mêmes goûts, les mêmes attirances, les mêmes passions, avec des degrés de connaissance différentes.. Il m''est arrivé de rencontrer des "âmes" qui, au fil des discussions présentaient le même profil... Souvent il faut être de la même génération pour avoir la chance de les croiser. Un passé presque à l'identique... Avec des variantes saines qui permettent un apport de l'un à l'autre, un partage, un échange bénéfique... J'ai souvent ces pensées vagabondes, ces rêves partagés uniquement avec moi même. Pour les garder au chaud ou pour les communiquer de façon différente, très personnelle, et ciblée. Une connection extra sensorielle en quelque sorte. Peu de receveurs, peu de destinataires. Cela reste une affaire entre moi et moi... Cà évite les conflits me direz-vous. Je me suis égarée au fil de l'écriture pour me retrouver là à passer d'une passion à l'autre,  non pas tout à fait opposées mais tout de même suffisamment différente l'une et l'autre pour être exposées dans un seul texte. Plus une expression qu'un texte réel d'ailleurs. Les mots sortent, ils s'étalent là d'eux mêmes et forment un mélange peu commun j'en conviens bien avant d'avoir relu. Relirais-je d'ailleurs ? rien n'est moins sûr. Au delà du rêve, plus qu'une passion, un besoin vital de laisser l'esprit se purger, de laisser le corps faire confiance à l'âme et à l'intérieur, au plus profond de soi pour y puiser l'espoir, pour se dire que rien n'est jamais perdu, que la vie nous offre aussi de bons moments, pour y croire encore et toujours, plus fort. Rester optimiste, ne pas se laisser gagner par le découragement qui nous assaille parfois quand les chagrins se font lancinants, quand les autres ne comprennent plus, quand on ne les comprend plus. Quand ils sont loin, absents, silencieux. Quand l'attente commence et qu'on ne sait combien de temps elle va durer, si elle prendra fin. Si elle vaut la peine d'être attente au lieu de renoncement. Y aura t-il un après, se peut il qu'un toujours se transforme en jamais ? ou qu'un jamais devienne un toujours alors que l'on n'y croit plus, que l'on ait raison ou tort d'y croire ou de n'y croire plus ? Philosophie de nuit, qui disparait à l'aube, questions auxquelles nulle réponse n'apportera l'aisance tout simplement parce que lorsqu'elles se présenteront les questions elles même auront été oubliées. L'esprit est subjectif et s'arrange pour dorer à l'or fin ce qui lui convient à l'instant où çà lui convient, d'où l'importance de ne pas se laisser influencer par autrui lors de ce cheminement personnel. Quand à la réflexion on ne sait pas toujours ce que l'on veut, n'est pas déjà une bonne chose que de savoir ce dont l'on ne veut pas ? Soi même pour soi ou pour ceux qu'on aime ? Quels sont les routes que l'on est prêt à empreinter pour suivre son destin, là où la vie nous mène, là où nous souhaitons qu'elle nous mène, là où nous savons que nous devons aller... Que le destin accomplisse le rêve intime, qu'il nous emmène au delà de lui, sur les chemins de la vérité, sans s'occuper des alentours, du qu'en dira-t-on, du qu'en pensera-t-on, pourvu que l'on soit entièrement en osmose sans aucune gêne, sans aucun frein, moral, social ou autre..

 Libre pensée 

 9 JUIN 2010

 

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Les jours avec...

 

Marlène et Jimmy

Marlène ma fille et Jimmy

Ce matin mon horoscope m'annonçait une bonne surprise en fin de journée. Je lis çà d'un oeil sans y croire plus que çà, comme tout le monde plus par habitude qu'autre chose. Et pourtant... Il y a un peu plus d'une heure, alors que je prépare l'article sur Emile Zola, le mp3 sur les oreilles,  les chiennes sont agitées et vont de bas en haut.. Puis la plus jeune Victoria, qui doit trouver mon immobilisme agaçant vient me donner des coups de tête en aboyant violemment. Cà n'est pas dans ses habitudes alors je retire le casque et me décide à aller voir ce qui cloche.. A la porte-fenêtre Jimmy mon gendre tente de voir si je suis là.. Ma fille est montée de Valras avec sa petite famille !!!! Je n'étais pas au courant, et c'est une super surprise.. Dans la semaine mon autre fille va venir aussi avec les siens... Des années que çà n'est pas arrivé, ici, là où elles ont grandi... Beaucoup d'émotions positives. Ils restent une semaine entière tous les quatre. Semaine qui va être bien remplie... Ils logent à Reims chez un cousin mais vont être là souvent...Je mets quelques photos, j'en mettrai  d'autres plus tard, de ce séjour...

Emma et Lucas

Emma à gauche, et Lucas à droite mes petits-enfants

QUE DU BONHEUR !!!

quelques photos à la suite...

 

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