" Ce qui ne me tue pas me rend plus fort "
Célèbre citation* extraite de :
Friedrich Nietzsche (1844 - 1900)
Friedrich Nietzsche, philosophe et poète allemand, né à Rökken le 15 Octobre 1844, mort à Weimar le 25 Août 1900 révèlera dans une oeuvre conséquente sa "pensée Nietzschéenne", ,naturaliste . En constante évolution et parfois en parfaite opposition selon la période à laquelle son oeuvre fut dévoilée. Les faits psychologiques trouvant, d'après lui, une explication physiologique, sans pour autant sombrer dans le matérialisme. Matérialisme ouvertement rejeté par le philosophe. L'un des auteurs les plus difficiles à comprendre et à interpréter. Phénomène produit par l'écrivain lui même, selon la période de sa vie et le courant de sa pensée à un moment donné, ou différence d'interprétation et de perception selon le lecteur lui même...
En optant délibérément pour l'aphorisme dès son "Humain, trop humain" Nietzsche ferme la porte de la compréhension aisée au lecteur pressé. Il souhaite par ce choix réserver ses œuvres aux seuls initiés et passionnés. D'aucuns, dont je fais partie, considèrent cette partie de ses écrits comme un gigantesque puzzle littéraire qu'il faut reconstituer avant d'en percevoir le génie.
Ses dernières créations verront un retour à l'écriture plus traditionnelle et sensitive. beaucoup plus fluide marquant sa volonté d'être compris et perçu par le plus grand nombre.
Nietzsche par l'expression de sa pensée tend à se rapprocher singulièrement d'auteurs tels que David Hume (1711 - 1776) ou encore Sigmund Freud (1856 - 1939). Il apparait, bien que cela soit en fait beaucoup plus complexe que çà, que Nietzsche valorise le corps et la physiologie au détriment des valeurs de l'esprit et de la psychologie.
Bien qu'appréciant personnellement toute forme d'expression philosophique, je n'adhère pas à la pensée Nietzschéenne, ses concepts de l'évolution des valeurs me semblant par trop subjectifs et rigides et parfois, en contradiction avec certaines tendances qu'il laisse entrevoir et qui, soit le rapprochent de Freud, soit l'en éloignent diamétralement.
Il n'empêche que certains de ses aphorismes méritent amplement qu'on s'y attarde, ne serait ce que pour tenter de comprendre un peu mieux l'enchevêtrement de pensées qui se bousculaient dans son cerveau exempt de valeur psychologique consentie par lui.
Quelques décennies après sa mort ses écrits furent l'objet d'une interprétation à des fins d'utilisation dans la propagande nazi. Nul doute que l'auteur, s'il avait été encore vivant, n'aurait pas avalisé une telle démarche... Ceci n'engage que moi mais c'est la sensation que me laissent ses écrits.
Ses œuvres :
Quelques une de ses citations :
"Ce qui ne me tue pas me rend plus fort" : *citation extraite de "Le crépuscule des idoles". Contrairement à une croyance populaire très répandue il ne s'agit pas d'un dicton mais bel et bien d'une citation.
Jean AMADOU
Il y a peu de temps je découvrais "Les florilèges" de ses billets d'humeur d'europe N°1. Je n'ai d'ailleurs toujours pas terminé son "Journal d'un bouffon". Un régal pour qui, comme moi, aime le bien écrit qui suit toujours le bien dit. Il y relate ses aventures sur Europe 1 sans hargne, avec délicatesse dans un français parfait. J'aime cette façon légère tout en restant sérieuse de dire leurs vérités à qui le mérite...
Jean Amadou figure emblématique des grosses têtes de Philippe Bouvard avait commencé sa carrière dans un théatre lyonnais. Dès 1958 c'est en qualité de chansonnier qu'il se produit au théatre de dix heures. C'est aux côtés de Jacques Mailhot qu'il se laisse séduire par des satires politiques sur les planches du théatre des deux ânes. France Inter, Europe 1 et RTL verront avec plaisir cet homme de savoir officier sur leurs stations.
Il ne s'arrêtera pas là et viendra mettre son grain de sel dans des émissions de télévisions très connues telles que le bébète show et tournez manège.
Il était né le 1 Octobre 1929 à Lons-le-Saunier. Il vient de nous quitter à Paris ce 23 Octobre 2011
Les mots ne suffisent pas face à une carrière aussi impressionnante. Quelques extraits en guise d'hommage. Ne serait-ce que pour entendre à nouveau cette voix distiller ce savoir incommensurable...
Salut l'Artiste...
Jean DUTOURD (1920-2011) photo google
« La mission de l’écrivain, c’est de troubler les agonies. »
« La seule chose dont on soit sûr, en ce qui concerne l’avenir, c’est qu’il n’est jamais conforme aux prévisions »
Jean Dutourd, académicien, ancien résistant, a tiré sa révérence, sans bruit, nous laissant orphelin d’une langue française bafouée par la venue des langages codés de type sms.
Il alliait avec l'élégance de son savoir et la brutalité propre aux gens défendant une juste cause le respect des convenances et du savoir-vivre et faisait preuve d'une ouverture d'esprit rare chez les personnes de sa génération. Il avait la particularité de chercher à comprendre, toujours en toutes circonstances.
Pour lui l'important n'était pas les choses que l'on a à dire mais la façon dont on les dit...
Philippe Bouvard lui rend hommage en disant de lui :
« C’était le patriarche des Grosses Têtes, c’était notre bonne conscience culturelle. De temps en temps nous l’entrainions dans nos facéties, mais nous lui devons beaucoup car il a donné aux Grosses Têtes leurs lettres de noblesse".
Jean Dutourd était un homme au savoir incommensurable. Il savait toujours tout, sobrement, sans se prendre pour un être supérieur. Il savait tout simplement, avec modestie et ne détestait pas la franche rigolade, tournant en dérision certains sujets qui le méritaient. Il avait l'humeur joyeuse et même ses coups de gueule étaient justifiés...
Conseiller littéraire chez Gallimard, il a obtenu le Prix interallié en 1952 pour son roman :
« Au Bon Beurre ».
Il était entré à l'Académie en 1978, élu au fauteuil de Jacques Rueff.
Jean Dutourd aimait aussi la polémique et l'avait dévoilé dans : Henri et l'Education nationale (1983),
« Démission des parents: action consistant à donner beaucoup d'argent de poche et peu de gifles »Gaulliste convaincu il avait mis son grain de sel après l'élection de François Mitterand dans : La gauche la plus bête du monde (1985)
Il s'est éteint le 17 Janvier à l'âge de 91 ans... Ses obsèques ont eu lieu ce matin. Un grand homme nous a quitté, la littérature se retrouve orpheline, une grosse perte pour la défense de notre belle langue française, dans toute sa splendeur. Ses écrits resteront à jamais. Nous ne l'oublierons pas.
Salut l'artiste...
Qui suis-je?
d'où je viens?
je suis Antonin Artaud
Et que je le dise
comme je sais le dire
immédiatement
vous verrez mon corps actuel
voler en éclats
et se ramasser
sous dix mille aspects
notoires
un corps neuf
où vous ne pourrez
plus jamais
m'oublier.
Antonin Artaud (1896-1948)
Conscience de son moi profond
C'est un jeune homme qui arrive à Paris. Son désir avoué : devenir poète. Il entend par poète être un artiste complet. Très doué pour le dessin et la peinture il s'interesse également au théatre. Il mêlera intimement tous ces arts pour en faire une littérature hors du commun. Déchirante, passionnante, envôutante...
Il se mettra donc à écrire des poèmes mais verra ses oeuvres refusées par les éditeurs. Il insiste, persuadé qu'il est vital pour lui que ses oeuvres soient mises à disposition de tous. Il dira comme argument à Rivière, à qui il écrira de nombreuses correspondances :
" Je suis témoin, je suis le seul témoin de moi-même. " " Je me connais, et cela me suffit, et cela doit suffire, je me connais parce que je m’assiste, j’assiste Antonin Artaud. "
L’Ombilic des Limbes, Le Pèse-Nerfs, Fragments d’un Journal d’Enfer, peuvent être considérés comme les textes les plus denses et les plus fulgurants de leur époque, parce qu’ils sont les témoins de la difficulté à penser, de la douleur physique qui ne le quitte pas depuis qu'il a été réformé, avec tant de lucidité qu’il est peu de critiques qui aient pu s'approcher de l'essence même des oeuvres avec perspicacité. Ils sont la représentation de l'expression de Antonin Artaud lui même qui disait "quelque chose de furtif qui m’enlève les mots que j’ai trouvés, qui diminue ma tension mentale, qui détruit au fur et à mesure dans sa substance la masse de ma pensée... ". il s'y définira ainsi, montrant qu'il écrit avec tous les sens de son être " Je suis homme par mes mains et mes pieds, mon ventre, mon cœur de viande, mon estomac dont les nœuds me rejoignent à la putréfaction de la vie. "
L'oeuvre d'Antonin Artaud est une biographie permanente. Les quelques rares à lui faire confiance et à apprécier ses écrits à leur juste valeur seront visionnaires et quelques années plus tard, bien après sa mort l'écrivain fut l'objet d'un véritable mouvement de mode.
André Breton dira :
" A jamais la jeunesse reconnaîtra pour sien cet oriflamme calciné. "
Il explosa littéralement et ces manifestations de passion furent variées mais se concentrèrent principalement sur les planches. Les oeuvres complètes de l'auteur furent publiées sous le titre : "Théatre et son double" Ceci explique sans doute cela.. Cette superbe dura environ une dizaine d'années mais ce qui est surprenant est que dans la majorité des cas quand le public se détourne d'un auteur il a tendance à oublier son adoration précédente et à renier totalement l'objet de son attirance. Pour Artaud il n'en fut rien. Les strass des premiers temps éteints, il restait tout de même ce respect et cette reconnaissance qui faisait définitivement de lui un grand écrivain..
Pour lire Artaud il faut garder à l'esprit cet attachement profond qu'il se vouait à lui même. Il considérait ses propres oeuvres et créations comme les meilleures et il est fort probable qu'il ne lisait aucun autre auteur.
Ses poèmes sont d'une excellence absolue. Il faut toutefois toujours garder un certain détachement en les lisant, et prendre garde de ne pas entrer dans le personnage. Sa folie réelle se trouve sur chaque mot, chaque phrase et au détours des pages que l'on tourne elle nous observe prête à nous envahir...
Il n'est qu'à se souvenir de quelle manière il les écrivait, à l'hopital psychiatrique où il était enfermé..
Plusieurs ouvrages en même temps, quelques lignes sur chaque au hasard de ses ressentis, de ses émotions. Le tout illustré de ses dessins. Un artiste complet, un peu dingue.. De là à penser que c'est justement ce qui fait de lui un auteur d'exception il n'y a qu'un pas...
De nombreux Pays fêtent Valentin, saint-Patron des amoureux et des gens qui s'aiment... L'origine de cette pratique est variée, et surprenante.. En voici un condensé :
saint-Valentin dans la Rome antique
Les fêtes lupercales,
Fêtes païennes organisées dans la Rome Antique pour honorer le Dieu de la fertilité Lupercus, seraient à l’origine de la fête de la Saint-Valentin.
Toutefois les traditions ont bien changé puisque les festivités consistaient à sacrifier des chèvres, à boire du vin, et à courir nus dans les rues de Rome en touchant les passants avec des morceaux de bouts de chèvre. Il est heureux que cette tradition ait disparu...
Les jeunes femmes touchées par ces morceaux de chèvre étaient censées devenir fertiles et préparer ainsi facilement leurs futurs accouchements. Ces fêtes païennes ne font pas encore référence à l’amour romanesque tel que nous le connaissons actuellement.
Valentin de Terni
Le nom de Valentin apparaît aux alentours du 5ème siècle à travers l'histoire de trois martyrs religieux dont les fêtes furent fixées le 14 Février. Parmi ces martyrs figure Valentin de Terni, un moine qui conseillait les jeunes amoureux et les mariait en secret malgré l'interdiction décrétée par Claude II le cruel.
Emprisonné par ce dernier, Valentin se prit d'affection pour la fille de son geolier : Julia, aveugle de naissance . La rumeur d'un miracle se répandit. Julia aurait retrouvé la vue suite à sa relation avec Valentin. L'empereur, informé, fit exécuter le moine sur le champ...
La connotation amoureuse de la fête de la Saint-Valentin telle que nous la connaissons, trouve ses origines durant le Moyen-Age, au 14ème siècle en Angleterre.
Des écrits témoignent d’échanges de billets entre amoureux à cette époque. Chacun s’appelait Valentin dans les missives, la plupart du temps envoyées le 14 février.
De nombreuses légendes sont nées durant cette époque, notamment grâce au poète et capitaine de la Cour d’Angleterre Othon III de Grandson.
Une grande partie de ses livres de poésies (La Complainte de Saint Valentin (I et II), Le Souhait de Saint Valentin et Le Songe Saint Valentin) prennent pour sujet la fête des amoureux.
Au 19ème siècle, les reliques de Saint Valentin de Terni sont envoyées à l’église des Carmélites à Dublin. Dès lors, le lieu devient un pèlerinage à effectuer le 14 février.
En 1969, l’Église décide de retirer le jour de la Saint-Valentin du calendrier officiel. La fête devient alors civile, mais ne perd pas de sa popularité, bien au contraire.
De nos jours, l’amour est plus que jamais célébré le 14 février dans de nombreux pays. La Saint-Valentin a traversé l’Occident, et devient de plus en plus populaire dans des pays comme la Chine, l’Inde, et même le Pakistan et l’Arabie Saoudite ! Valentin de Terni peut reposer en paix, sa fête se perpétue en dépit des siècles qui passent… Souhaitons que l'aspect commercial de plus en plus marqué ne dénature le sens réel de cette fête...
Un Chant de Noël
Titre original : A Christmas Carol
Alors que Ebenezer Scrooge rentre à la maison le soir du réveillon, il tombe nez à nez avec le fantôme de Jacob Marley, son ancien associé décédé 7 ans plus tôt, qui lui annonce la visite de trois esprits de Noël : passé, présent et futur.
Arrive donc "L'Esprit du dernier Noël" qui l'emmène revivre quelques souvenirs marquants de son passé,
Puis "l' esprit du Noël présent" lui fait partager le réveillon de son commis Bob Scratchett qu'il exploite en le faisant travailler dans un local insalubre qui ressemble plus à une cave qu'à un bureau,
Viendra ensuite le troisième fantôme qui lui présagera une triste fin de vie en lui montrant "l'esprit de Noël futur.
Scrooge prendra peu à peu conscience de la pauvreté de sa vie, réalisant être passé à côté à force de vouloir trop s'enrichir en méprisant les autres. Il perçoit nettement la solitude totale qui l'attend s'il ne se remet pas en question.
Ce livre est une belle leçon de morale, sur fond d'histoire fantastique. Un conte comme Charles Dickens a toujours su les écrire. Belle plume, vocabulaire riche et style lèger. Un ouvrage à lire absolument, pour les petits ou pour les grands. Nous pouvons nous demander si scrooge aurait compris de lui-même sans ces trois spectres ? J'aime le fait que les fantômes ne font pas la morale mais montrent au vieil homme comment il s'est déjà comporté, comment le comportement qu'il a avec son commis a une incidence sur sa vie présente et ce qui risque d'advenir de lui s'il continue dans cette voie. Une prise de conscience qui amène évidemment le vilain méchant à devenir un bon vieux gentil, mais n'est-ce-pas cela aussi l'esprit d'un conte de Noël ?
"Un chant de Noël" a fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques notamment "Le Drôle de Noël de Scrooge" sorti récemment.
Extraits : Citations de l'Auteur : «J'ai tenté, à travers ce petit livre plein de fantômes, de donner forme à une Idée qui ne doit en aucun cas fâcher mes lecteurs, ni les monter les uns contre les autres, ou contre la saison, ou contre moi-même. Qu'elle hante agréablement leurs maisons, et que personne ne souhaite jamais la faire disparaître.» « Si j'avais le pouvoir d'oublier, j'oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de Charles DICKENS (1812-1870)
"Un jour de fête, de charité, de joie. Allumons la flambée, sortons les dindes, le gibier. la charcuterie, les châtaignes grillées, les juteuses oranges... "
troubles. »
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